Ce vendredi, Emmanuel Macron a réagi à la décision des États-Unis d'assouplir certaines sanctions sur le pétrole russe, la qualifiant de "limitée" et affirmant qu'elle ne remet pas en question les engagements pris par le G7. Lors d'une conférence de presse avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, il a déclaré : "Cette mesure, bien que temporaire, ne touche pas de manière durable aux sanctions établies auparavant".
Il a ajouté que "la situation en Ukraine ne justifie en rien" un assouplissement général des mesures en vigueur. Parallèlement, le ministère américain des Finances a annoncé l'octroi d'une licence permettant la vente de pétrole brut et de produits pétroliers russes jusqu'au 11 avril, mais a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'une "mesure à court terme".
Le secrétaire du Trésor, Scott Bessent, a confirmé cela dans un communiqué, soulignant que cette autorisation visait à "améliorer la stabilité de l'offre mondiale", tout en insinuant que cela ne pourrait pas générer de profits significatifs pour le gouvernement russe, qui perçoit ses taxes lors de l'extraction du pétrole.
Kirill Dmitriev, émissaire du Kremlin pour les questions économiques, a noté sur Telegram que "sans le pétrole russe, le marché mondial de l'énergie ne peut pas rester stable".
En somme, la décision américaine apparaît comme une réponse ponctuelle face à la crise énergétique, sans toutefois signifier un changement de cap sur la politique de sanctions face à l'agression russe. Macron et Zelensky s'accordent à voir cette situation comme un défi à surmonter ensemble, unissant leurs efforts pour garantir la sécurité de l'Europe.







