Le gouvernement allemand a vivement critiqué vendredi la décision des États-Unis de réduire les sanctions pétrolières imposées à Moscou, une mesure visant à stabiliser un marché énergétique mondial perturbé par des conflits récents. Lors d'une visite en Norvège, le chancelier Friedrich Merz a qualifié cette révision des sanctions d'« erreur » affirmant que cela pourrait renforcer les capacités militaires russes.
"Nous voulons nous assurer que la Russie ne profite pas du conflit en Iran pour affaiblir l'Ukraine", a déclaré Friedrich Merz lors d'une conférence de presse à Andoya.
Dans la même veine, Katherina Reiche a souligné les implications financières préoccupantes, estimant que cela pourrait permettre à Vladimir Poutine de continuer à alimenter son "trésor de guerre". "Nous craignons que cela ne renforce encore davantage les efforts militaires de la Russie", a-t-elle déclaré.
Oslo se dit "extrêmement sceptique" face aux changements
Merz a aussi mentionné une récente discussion entre les membres du G7, où six d'entre eux ont convenu que l'assouplissement des sanctions n'enverrait pas le bon message. "Nous avons appris ce matin que le gouvernement américain envisageait d'assouplir ces restrictions. Encore une fois, nous considérons cela comme une véritable erreur", a-t-il ajouté.
Jonas Gahr Støre, le Premier ministre norvégien, a également exprimé ses réserves, qualifiant cette approche d'"extrêmement sceptique".
Dans le contexte actuel, les tensions géopolitiques demeurent vives, et ces évolutions pourraient avoir des conséquences significatives sur la sécurité énergétique européenne et le soutien à l'Ukraine. Des experts en relations internationales, comme ceux du Le Monde, soulignent que cette décision pourrait affaiblir les efforts de l'Occident pour contrer l'agression russe. Les discussions au sein du G7 semblent indiquer une volonté collective de maintenir une pression maximale sur Moscou.







