Un tragique incident s'est déroulé le 13 mars à l'université Old Dominion de Norfolk, en Virginie, où le lieutenant-colonel Brandon Shah, âgé de 36 ans, a perdu la vie dans une fusillade survenue durant un cours du Corps de formation des officiers de réserve (ROTC). Mohamed Bailor Jalloh, un ancien soutien de l'État islamique, a été identifié comme l'auteur de cette attaque, qualifiée de « terrorisme » par le FBI.
Selon Dominique Evans, porte-parole du FBI, « l'attaque a été directement orchestrée par Jalloh, qui souhaitait reproduire l'horreur survenue à Fort Hood en 2009 ». Les treize victimes de ces évènements tragiques avaient été abattues par Nidal Hasan, un ancien psychiatre de l'armée, qui agissait en désaccord avec la guerre en Irak et en Afghanistan.
Dans ce dernier incident, le lieutenant-colonel Shah a été tué alors qu'il enseignait, mais il a été décrit par la gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, comme un « instructeur dévoué » et un héros qui a inspiré tant d'autres à servir leur pays.
Le tireur a été tué sur les lieux par des étudiants du ROTC, qui ont agi avec courage pour mettre fin à la menace. Evans a noté lors d'une conférence de presse : « Ils ont maîtrisé et neutralisé le tireur, évitant ainsi une catastrophe bien plus grande ».
Il a été rapporté que l'assaillant a crié « Allah Akbar » au moment de l'attaque, un détail qui alimente les préoccupations quant à la radicalisation et aux motivations derrière ce type de violence. Malgré cela, le FBI a indiqué que Jalloh n'a pas mentionné de conflit international spécifique avant de commencer à tirer.
Le tireur avait un passé criminel : il avait été condamné en 2016 pour avoir tenté de soutenir l’État islamique, et avait purgé une peine de onze ans de prison avant d'être libéré en 2024. Ce contexte soulève des questions alarmantes sur la surveillance des anciens détenus potentiellement radicalisés.
Les événements tragiques comme celui-ci rappellent les luttes constantes des États-Unis face à la violence armée sur les campus universitaires, exacerbée par l'accès facile aux armes à feu. Les cours à l'université Old Dominion ont été fermés pour le reste de la journée et la sécurité sera renforcée dans les jours à venir.
Les réflexions sur cette fusillade et ses implications pour la sécurité nationale continuent de préoccuper les experts et les autorités gouvernementales, qui cherchent à identifier des solutions pour prévenir de tels actes de violence dans le futur.







