À l’approche du premier tour des élections municipales, des électeurs dans plusieurs villes françaises reçoivent des messages inhabituels qui suscitent agitation et méfiance.
Récemment, des électeurs parisiens et d’autres régions ont été interpellés par des SMS débutant par "Bonjour, c’est..." suivi du nom d’un candidat. Par exemple, Rachida Dati, candidate de LR, et Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons, ont tous deux utilisé ce format. Une tendance qui a principalement touché Paris mais qui est aussi notée ailleurs, comme le rapporte Le Parisien.
Ces messages ne sont pas simplement des SMS classiques, mais des RCS, ou “Rich Communication Services”, une méthode permettant une communication enrichie et ciblée à un large public. Deux types de messages ont été identifiés en amont des élections, l’un très formel mentionnant "Élection 15/03 — Rachida Dati souhaite vous adresser un RCS politique" et l’autre prenant une approche plus personnelle avec "Bonjour, c’est Rachida Dati. Dès le 15 mars, j’ai besoin de vous pour changer Paris".
Inquiétudes face à une potentielle arnaque
Un grand nombre d'électeurs, peu familiers avec ce mode de communication, se sont sentis alarmés. Certains ont exprimé leur méfiance, craignant qu’il s’agisse d’une arnaque et se questionnant sur la manière dont leurs coordonnées avaient été obtenues. Néanmoins, cette méthode de contact est légale et respecte les régulations du RGPD.
Il est à noter qu’une option de désinscription est incluse à la fin des messages, permettant aux destinataires d’envoyer "STOP" pour ne plus recevoir d’informations à l’approche des élections. Les numéros de téléphone sont généralement collectés via des formulaires lors d'événements politiques ou d'adhésions à des partis, où le consentement des participants doit être assuré avant tout envoi de ce type de message.







