Dans une salle interactive de la Halle de l'emploi à Bordeaux, une trentaine de jeunes, engagés et de tous horizons, ont répondu à l'appel de France Travail. Les métiers liés au nucléaire ont été mis en avant. Une affiche marquante proclamait : "Avant, j'étais coiffeuse, maintenant je suis soudeuse", encourageant ainsi les participants à envisager de nouvelles trajectoires professionnelles.
Yohan David, référent nucléaire chez France Travail, a précisé : "Sur un site nucléaire, on peut être agent d'accueil, soudeur, ou chaudronnier. Tout le monde ne travaille pas en zone soumise à un risque d'irradiation. Nous voulons démystifier ce secteur et cherchons des candidats avec une envie d'apprendre." Cette initiative vise à attirer une main-d'œuvre diversifiée, permettant ainsi d'enrichir les profils des recrutements dans le domaine.
Élargir les typologies des candidats
Célia Rodrigues, directrice de France Travail en Gironde, a souligné que l’établissement public agit dans l’intérêt des entreprises, notamment d’EDF et de ses sous-traitants. "Nous cherchons à élargir le public potentiel des candidats", a-t-elle déclaré.
Le contexte énergétique en Europe a profondément évolué depuis l'accident de Fukushima en 2011. Les crises géopolitiques récentes et l'augmentation des prix des énergies fossiles ont relancé l'intérêt pour le nucléaire. Emmanuel Macron a récemment souligné l'importance de cette source d'énergie lors de sa visite d'un chantier EPR à Penly, affirmant que "la France doit renforcer ses capacités nucléaires pour garantir sa souveraineté énergétique".
250 000 emplois en perspective
Cette session de recrutement à Bordeaux, organisée pour le GIE Atlantique regroupant 128 entreprises, met en lumière le potentiel de la filière. "Le secteur nucléaire représente 250 000 emplois en France. Nous avons besoin de 10 000 nouvelles recrues par an sur la prochaine décennie", a déclaré Christophe Freland, responsable de ce GIE.
Les perspectives salariales sont également encourageantes. Un robinetier mobile peut gagner jusqu'à 4 000 euros par mois. Avec des projets tels que la construction de nouveaux réacteurs EPR, les perspectives d'emploi sont belles.
"La région Nouvelle-Aquitaine est très engagée dans le développement des compétences nécessaires dans ce domaine, permettant ainsi de répondre aux besoins du marché", a ajouté Yohan David.







