Comme en témoigne l’influence de Christophe Jauréguy, élu à Saint-Pée-sur-Nivelle, la présence abertzale s’affirme dans la politique locale. La performance d'EH Bai semble avoir relevé le défi du scrutin avec brio. Toutefois, est-ce suffisant pour justifier une satisfaction ?
« Je ne veux pas qu’on considère que Saint-Pée-sur-Nivelle bascule dans le giron abertzale, c’est réducteur ! », déclare Jauréguy, qui insiste sur la pluralité de son équipe malgré ses affiliations. L’élection, marquée par une collaboration au-delà des étiquettes, questionne la perception du mouvement abertzale.
Au-delà de Saint-Pée-sur-Nivelle, plusieurs communes affichent des résultats encourageants pour EH Bai, comme à Saint-Palais, où Pettan Ayçaguer a également manifesté son désir de dépasser l’identification politique au profit des compétences individuelles. Laetitia Navarron, en tête pour Hendaia Biltzen, se montre optimiste face aux résultats obtenus cette année.
« La tactique du chiffon rouge agité par les adversaires semble moins efficace qu’auparavant », note un analyste politique.
Des figures d'EH Bai, telles qu'Eneko Aldana-Douat de Ciboure, continuent d'appeler à l'inclusivité et à la bonne volonté dans la gestion municipale. Aldana-Douat a déclaré : « Je suis le maire de tous les Cibouriens, pas seulement de ceux qui partagent mes opinions. »
Les résultats des élections municipales confirment l’attachement croissant des électeurs envers des listes qui incluent des candidats abertzale, un phénomène peut-être renforcé par le rejet de discours stigmatisants. Cependant, un défi persiste : défendre un bilan face aux critiques et à des opposants en quête de légitimité.
L’épreuve du bilan
Selon un communiqué d'EH Bai, « ces résultats témoignent de l'importance de l'abertzalisme de gauche pour construire l'avenir du Pays basque Nord ». Les enjeux de cette élection sont également intrinsèquement liés à la capacité des élus à justifier leurs actions ou inactions durant leur mandat. À Urrugne, le maire sortant se heurte à une impression de stagnation.
Alors que certains s'interrogent sur l'avenir, le potentiel de candidats engagés, comme ceux d'Ascain et Boucau, laisse entrevoir d'autres opportunités. Malgré les défis, le vote abertzale se révèle être une force politique incontournable dans cette région dynamic.







