Emmanuel Grégoire a récemment accusé le président de la République de manœuvrer en coulisses pour pousser la candidate d'extrême droite, Sarah Knafo, à se retirer en faveur de Rachida Dati à Paris. Un proche de Macron a répondu dans un communiqué à l'AFP, qualifiant ces accusations de «mensonge indigne et calomnieux».
Sur l'antenne de Franceinfo, Grégoire a affirmé que Macron aurait «personnellement intervenu pour aider au retrait de Sarah Knafo», indiquant qu'il aurait employé divers intermédiaires proches de Reconquête!, un parti d'extrême droite. Ses déclarations ont provoqué des réactions au sein du gouvernement et parmi des analystes politiques.
En réponse, Emmanuel Grégoire a souligné l’absurdité d’un président qui, compte tenu des défis internationaux et économiques, s’impliquerait dans des manigances politiques à Paris. «C'est incongru au regard de la charge qui est la sienne», a-t-il déclaré, tout en m’inquiétant de la «responsabilité immense d’un effondrement moral et politique» en France.
Néanmoins, le porte-parole du président a fermement rejeté les allégations, précisant que «le président n’est intervenu pour le retrait d'aucune candidate d'extrême droite». Cette affirmation, qualifiée de «fébrile», révèle des tensions au sein de la politique française actuelle.
Cette affaire souligne la complexité des alliances politiques à l'approche des élections municipales de 2026 et les dynamiques entre différents partis. Les commentaires d'experts, comme ceux de la politologue Pierre Moscovici, au micro de BFM TV, ajoutent encore à la perplexité : «Les manœuvres actuellement visibles dans la sphère politique française sont révélatrices de fissures au sein des partis traditionnels, qui peinent à se constituer comme une alternative crédible.»







