Le second tour des élections municipales 2026 a vu un paysage politique déchiffrable, où la droite se positionne en première place avec le plus grand nombre d’élu(e)s. En effet, elle dépasse la gauche qui, bien qu'en recul, reste devant le bloc central. Le Rassemblement National (RN) quant à lui, connaît une progression notable, surpassant la France Insoumise (LFI).
Cela est devenu un rituel lors des soirées électorales : chaque formation politique revendique un certain type de victoire, en mettant en avant des chiffres particulièrement favorables à leur cause, comme l’a observé Le Parisien. Ce scrutin propose de multiples interprétations : qui a gagné le plus de communes ? Qui a récolté le plus de voix ? Qui a obtenu le plus de sièges ? Nous nous concentrons ici sur le nombre d’élus, une statistique souvent négligée mais cruciale dans un scrutin proportionnel.
Notons que dans cette analyse, nous ne considérons que les 100 000 élus issus de listes avec nuance politique, tandis que la majorité des candidats et élus ne portent aucune étiquette. Plus de 36 000 élus de droite se sont ainsi imposés, représentant un tiers du total. Ce chiffre est comparable à celui des élections de 2020. La gauche, avec environ 25 000 élus, accuse un léger recul tout en laissant le bloc central derrière lui, qui atteint maintenant 16 000 élus, chiffre stable depuis six ans.
En revanche, l’extrême droite affiche une progression marquante, avec plus de 3 000 élus totalisés en 2026, dont près de 2 500 pour le RN, alors qu’en 2020, le RN ne comptait qu’environ 800 élus. L’extrême gauche, stable avec 1 500 élus, voit surtout une diminution de ses élus communistes au profit des Insoumis. Il convient toutefois de noter que ces chiffres pourraient être sous-estimés, liées aux alliances à gauche qui ont fusionné certains Insoumis dans des listes plus larges.
En ce qui concerne les villes remportées, les rapports de force demeurent relativement constants ; derrière les 32 000 communes dirigées par des maires sans étiquette, la droite gère plus de 1 200 communes, tandis que la gauche en gouverne plus de 800, le bloc central moins de 600. L’extrême droite, quant à elle, dirige une soixantaine de villes, dont 44 à travers le RN. A gauche de l’échiquier politique, 19 villes sont désormais communistes, tandis que 7 sont gérées par des Insoumis, comme le rapporte Le Parisien.







