Édouard Philippe, le candidat du parti Horizons, a exposé ce mardi plusieurs propositions concernant l'immigration, affirmant que celle-ci est indispensable mais doit être strictement encadrée. Dans une interview accordée à Le Figaro, il a plaidé pour un système d'immigration de travail "choisi et contrôlé", ainsi qu'un regroupement familial restreint.
Philippe a souligné la nécessité d'accueillir de nouveaux arrivants en raison de la contraction de la population active, citant l'exemple de la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, qui a délivré 500 000 visas malgré ses critiques de l'immigration.
Modifier la Constitution pour un nouveau cadre juridique
Concernant le regroupement familial, Philippe a évoqué la possibilité de "faire accepter une réserve d’interprétation" d’un article de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit le respect de la vie privée et familiale. Cela pourrait se traduire par une modification de la Constitution pour en préciser l'interprétation.
Les règles actuelles sur le regroupement familial permettent aux étrangers vivant légalement en France depuis plus de 18 mois de faire venir leur conjoint et leurs enfants mineurs, sous certaines conditions. Pourtant, Philippe estime que ces mesures nécessitent une révision profonde.
En ce qui concerne les obligations de quitter le territoire français (OQTF), il a déclaré que la France doit renforcer sa capacité à expulser ceux qui n'y ont pas droit, affirmant : "Si nous voulons faire fonctionner ces mécanismes, il faut que nous soyons plus puissants et que nous exercions le rapport de force".
Il a également plaidé pour une normalisation des relations avec l'Algérie, un pays qui refuse souvent de reprendre ses ressortissants en raison des tensions persistantes avec la France. "Il n’y a aucune raison de maintenir un état du droit qui laisse penser que nos relations avec l’Algérie sont exceptionnelles", a-t-il déclaré.
Édouard Philippe, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, apparaît comme un fort candidat pour le second tour de la présidentielle de 2027, selon un récent sondage Odoxa-Mascaret qui le place face à Jordan Bardella.







