La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) exprime un vif mécontentement concernant l'attitude de l’Éducation nationale, invoquant un manque d'écoute face aux fermetures de classes annoncées. La FCPE appelle donc à une mobilisation accrue cette semaine suite aux annonces liées à la carte scolaire dans le Gard, qui prévoit pas moins de 59 fermetures de classes pour la rentrée prochaine.
Trois rendez-vous à Aimargues et Alès
Un premier rassemblement est prévu ce lundi 13 avril devant l’école Fanfonne-Guillierme, à Aimargues, à 16h30. Une deuxième manifestation se tiendra le mercredi 15 avril, à 9h30, toujours devant cette même école. Par ailleurs, l’école de la Montée de Silhol à Alès sera également concernée avec une mobilisation qui réunira parents et syndicats le mardi 14 avril à 16h30.
Ce mouvement de protestation se renforce grâce au soutien des enseignants et des élus locaux. Des pétitions en ligne circulent également pour défendre le maintien du nombre de classes dans ces écoles. Pour l’école de la Montée de Silhol à Alès : https://c.org/SHNR2ZNVFb et pour Fanfonne Guillierme à Aimargues : https://c.org/9qV6JR8PhH.
"Contre la logique comptable du ministère"
Les représentants de la FCPE du Gard seront également présents au Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) ce vendredi 17 avril, pour faire entendre la voix des parents contre la politique économique en cours. "Cette approche, énoncée par le ministre de l’Éducation nationale et mise en œuvre par la direction académique du Gard, s'oppose aux véritables besoins des élèves en nuisant à leurs conditions d'apprentissage", expliquent-ils.
La FCPE insiste sur le fait que, à la place de ces fermetures, l’opportunité doit être saisie pour "améliorer les conditions d’apprentissage, offrir un suivi personnalisé aux élèves, répondre à la diversité des niveaux et garantir l’égalité des chances, comme le stipule la loi de 2005. Investir dans des classes moins chargées, c’est investir dans la réussite de tous les élèves". Ces exigences témoignent d'une inquiétude grandissante au sein de la communauté éducative, comme le note le journal Midi Libre.







