Le STC éducation s’est exprimé récemment lors d’une conférence de presse, appelant à une contractualisation généralisée de Scola Corsa, un réseau associatif qui propose des formations immersives visant à garantir la maîtrise du bilinguisme chez les élèves. Cette initiative gratuite se veut un modèle d’excellence dans le paysage éducatif corse.
Actuellement, Scola Corsa se compose de cinq établissements sur l’île, scolarisant environ 1 % des élèves. Toutefois, la portée de cette démarche reste limitée : seulement 2 classes sur 13 ont signé un contrat avec l'État. Les défenseurs de ce modèle estiment que la contractualisation est essentielle pour assurer la viabilité et la croissance de cette méthode d’enseignement, reconnue comme un symbole positif pour l'éducation en Corse.
Une négociation dans un contexte politique sensible
Les pourparlers concernant cette contractualisation interviennent dans une période délicate, marquée par un recours du préfet contre la Collectivité de Corse. Néanmoins, le STC Éducation a affirmé que le rectorat soutenait leur démarche. Le syndicat appelle à l’ouverture immédiate de discussions pour obtenir les 11 postes supplémentaires nécessaires et pour sécuriser le cadre juridique de l’enseignement immersif, qui demeure fragile malgré la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.
Un débat qui dépasse largement la Corse
Le modèle immersif est également confronté à des critiques au niveau national. Des déclarations, notamment celles de Jean-Michel Blanquer, suscitent des inquiétudes au sein du STC, qui perçoit ces positions comme des attaques directes contre Scola Corsa. Pourtant, la question de l'enseignement immersif ne se limite pas à la Corse ; en effet, des dispositifs similaires peuvent être observés dans des régions comme la Bretagne, le Pays basque, l’Alsace, ou même en Catalogne, où près de 15 000 élèves profitent déjà de l’enseignement immersif.
Le STC monte au créneau
Lors de la conférence de presse, le STC Éducation a vigoureusement défendu le modèle Scola Corsa face à ces critiques. Le syndicat met en avant l’importance de reconnaître ce type d’enseignement et d’allouer les ressources nécessaires pour son développement. En l’absence de contractualisation, c’est l’équilibre avec l’école publique qui pourrait être mis en péril, alors même que Scola Corsa souhaite se positionner comme un partenaire du service public éducatif.







