La Ville d’Ajaccio, située en Corse-du-Sud, a pris la décision difficile d’annuler son carnaval, un événement qui attirait jusqu’à 25 000 spectateurs par an. Prévu pour célébrer ses dix ans de renouveau, le carnaval n’aura pas lieu cette année en raison de contraintes budgétaires. Cette annulation représente une économie de 180 000 euros pour la municipalité, un montant jugé trop élevé, englobant 18 chars et deux troupes professionnelles.
« Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un plan global de maîtrise des dépenses », a indiqué la municipalité. Selon les autorités locales, bien que ce choix ait été douloureux, une réflexion a été conduite sur un format réduit. Cependant, ils ont estimé qu’un événement de moindre envergure n’aurait pas su satisfaire les attentes des Ajacciens. « Nous espérons pouvoir organiser une nouvelle édition l'année prochaine, qui sera à la fois fédératrice et de qualité », affirment-elles.
Une augmentation de 140 euros de la taxe foncière
La décision d’annuler le carnaval n'est qu'une des nombreuses mesures prises récemment pour pallier des difficultés financières. Effectivement, peu avant cette annonce, la commune avait déjà décidé d’augmenter la taxe foncière, qui est ainsi passée de 30,65 % à 36,47 %. Cela se traduit par une hausse d’environ 140 euros par an pour chaque propriétaire de résidence principale. Cette mesure vise à maintenir les services publics, ce qui fait l'objet de critiques parmi les Ajacciens.
Céline, une habitante (nom fictif), exprime son mécontentement : « C'est scandaleux de ne pas avoir mieux anticipé le budget. La gestion financière laisse à désirer et manque de transparence. Comment en arriver à devoir annuler un événement qui est le plus attendu de l'année ? »L’édition annuelle du carnaval, qui représente une occasion unique de divertissement et de rassemblement pour la population, semble donc compromise pour un temps encore. Pour sauver qui mieux que la fête, Ajaccio se retrouve confrontée à l’épreuve de la rigueur financière dans un contexte difficile, comme l'indiquent plusieurs experts en gestion municipale.







