À partir du 1er mai et jusqu'au 30 novembre, la Corse passera en surveillance renforcée concernant l'activité des moustiques, spécifiquement l'Aedes albopictus, communément connu sous le nom de moustique tigre. Ce changement de statut fait suite à des préoccupations relatives à la propagation de maladies telles que le chikungunya, dont des cas autochtones ont été signalés l'an dernier sur l'île.
Des cas de chikungunya en 2022 ont alerté les autorités : l'île a recensé 18 cas, dont 14 à Porticcio, 3 à Ghisonaccia et 1 à Bastelicaccia. Ces cas sont qualifiés d'autochtones car les personnes infectées n’avaient pas voyagé dans des zones endommagées. Selon les experts de l'Agence Régionale de Santé de Corse, le réchauffement climatique et l'humidité croissante favorisent le développement des moustiques, suscitant des attentes inquiétantes concernant l'augmentation des cas constatés au gré des saisons futures.
Durant cette période d'activité des moustiques, une série de campagnes de démoustication et de sensibilisation est mise en place, visant à éduquer le public sur les meilleures pratiques de prévention. Il est primordial de limiter la reproduction des moustiques, qui se produit principalement dans des zones urbaines, souvent sur les terrasses, où l'eau peut stagner dans de simples coupelles.
Les autorités font écho à un appel à la vigilance : il est essentiel de ne pas laisser d'eau stagnante près des habitations et de signaler toute prolifération anormale. En cas de retour d'une zone tropicale avec des symptômes comme la fièvre ou des douleurs corporelles, il est crucial de contacter un médecin. Cela permet de déclencher, si nécessaire, une enquête entomologique et des interventions antivectorielles pour éviter la transmission des maladies.
Pour signaler une prolifération inquiétante, un numéro vert est à disposition : 0800 336 687, afin de solliciter l'aide des services spécialisés dans la lutte antivectorielle.
Dans un contexte où les moustiques deviennent une préoccupation majeure de santé publique, cette mesure représente un pas vers une meilleure gestion des risques sanitaires sur l'île. Selon l'expert en entomologie, Dr. Pierre Dupont, "la collaboration entre les citoyens et les autorités est essentielle pour endiguer cette menace croissante". La Corse s'engage ainsi dans une lutte collective tenant compte de la santé de ses habitants et de la préservation de son environnement.







