Les opérations de sauvetage maritime deviennent de plus en plus fréquentes, en particulier lors de la saison estivale. En 2025, les services de la préfecture maritime Manche et mer du Nord ont effectué 55 interventions pour des naufragés isolés par la marée et 150 pour des loisirs nautiques, selon le CROSS Jobourg. Pour garantir la sécurité en mer, les acteurs de secours s'unissent régulièrement pour des exercices. ICI Cotentin a participé à l'une de ces séances, organisée à Urville-Nacqueville.
Pompiers, sauveteurs SNSM, militaires et moniteurs de club s'entraînent à travailler ensemble
Cette séance d'entraînement a vu la participation des bénévoles des stations SNSM d'Urville-Nacqueville et Goury, des pompiers et des membres de la marine nationale, soutenus par le pôle nautique de la Hague. Des moniteurs ont été mobilisés pour simuler des situations d'urgence, jouant le rôle de fausses victimes afin de transmettre leurs connaissances sur les différents équipements de sports nautiques que pourraient rencontrer les sauveteurs lors d'interventions. L'objectif principal est de simuler une situation de détresse et d'orchestrer une réponse collective.
Le premier scénario impliquait un catamaran retourné avec deux personnes à bord. Le canot de sauvetage de la SNSM a reçu l'alerte par radio, indiquant la localisation des victimes. Sur place, les sauveteurs ont pris en charge les victimes en dressant un bilan de santé, qui a été communiqué au CROSS, lequel a ensuite déterminé les moyens nécessaires pour secourir les navigateurs. Pendant ce temps, une autre embarcation a été chargée de redresser le catamaran, une étape cruciale pour éviter de fausses alertes.
A l'issue de l'exercice, chaque équipe a pu analyser sa réponse afin d'identifier des axes d'amélioration. Une approche essentielle pour optimiser les capacités de réaction lors d'opérations réelles.
Les drones utilisés dans les opérations de sauvetage
Pour cet entraînement, trois scénarios ont été envisagés : un catamaran retourné, un kite-surfer en détresse et une personne isolée par la marée. À chaque situation, le drone de la marine a été déployé. "Nous manquons souvent de visuel sur les événements en mer," souligne Alban de Lapresle, chef des opérations au CROSS Jobourg. "Le drone nous permet de couvrir rapidement de vastes zones, ce qui est primordial pour les missions de secours." De plus en plus de stations SNSM et de casernes de pompiers intègrent ces technologies pour améliorer leurs interventions, illustrant ainsi que l'innovation technologique se conjugue à l'engagement humain des sauveteurs.







