À l'occasion de la Journée mondiale de l'océan, célébrée le 8 juin, les préoccupations face au réchauffement des mers ne cessent d'augmenter. Alors que des records de température sont enregistrés, une question se pose : quelles répercussions ce phénomène aura-t-il sur la Corse ? Pour répondre à cette question, le directeur scientifique de la STARESO est sollicité dans le cadre d'une analyse approfondie.
Arnaud Gallais, ancien membre de la Ciivise et président de l'association Mouv'Zitelli, s'exprime sur l'affaire Lyhanna, qualifiant celle-ci de révélatrice d"un système défaillant" et d"une défaillance sociétale". Il pointe du doigt un problème culturel ancré dans notre société et souligne la nécessité de faire évoluer les mentalités.
"Le message important aujourd'hui, c'est de pouvoir dire : plus jamais ça", déclare-t-il, en écho aux proches de la victime. Se concentrant sur les politiques de protection de l'enfance, il fait remarquer l'absence d'une véritable stratégie publique et déplore le fait qu'un grand nombre d'agressions ne sont jamais signalées.
Une réponse d'urgence jugée insuffisante
D'après Gallais, l'annonce de Gérald Darmanin, impliquant la révision de 70 000 dossiers d'enfants victimes, n'est rien de plus qu'une "mesure d'urgence". La France se trouve parmi les pays européens les moins dotés en matière de ressources judiciaires, avec un nombre de procureurs largement en dessous de la moyenne comparée à sa population.
Il évoque également l'absence de suite suite aux conclusions du rapport de la Ciivise : "On avait un juge, Édouard Durand, qui parlait d'un régime d'impunité. Qu'est-ce qui s'est passé après ? Rien". Cette situation suscite une inquiétude grandissante parmi les acteurs de la protection de l'enfance.
Mieux accompagner et mieux protéger
En Corse comme dans d'autres régions, Gallais souligne que les données actuellement disponibles ne représentent qu'une fraction de la réalité. La majorité des enfants victimes ne signalent jamais les abus dont ils sont victimes. Parmi les demandes fondamentales des victimes et de leurs familles, il évoque l'importance de l'accompagnement médical, de l'aide juridique et de la prévention des abus.
Son association se bat également pour l'instauration d'un "principe de précaution" ainsi que d'une "ordonnance de sûreté" afin d'éviter que les victimes restent en contact avec leurs potentiels agresseurs. "C'est insupportable", insiste-t-il. L'objectif aujourd'hui est de convertir l'émotion générée par l'affaire Lyhanna en réformes tangibles, destinées à garantir la sécurité et la protection des enfants dans notre société.







