Les spécialistes mandatés par l’Unesco ont terminé une mission de trois jours axée sur la réserve de Scandola. Ce site, inscrit au patrimoine mondial depuis 1983, est sous la surveillance de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Cette mission est particulièrement cruciale, surtout après la perte du diplôme européen des espaces protégés en 2020, qui souligne la nécessité d’une gestion rigoureuse. En 2025, le comité du patrimoine mondial avait en effet mis l’accent sur l'importance d'achever le plan de gestion du site.
Entre mercredi et vendredi, les experts ont mené des visites sur le terrain, tant sur mer que sur terre. Ils ont également examiné les travaux liés à la gestion touristique et au respect des zones côtières sensibles, notamment pour le balbuzard pêcheur. Des rencontres ont eu lieu avec les maires de six communes du périmètre Unesco, telles que Piana et Ota, ainsi qu'avec divers acteurs du secteur touristique et des associations locales.
Une extension de la réserve et des mesures plus strictes
Parmi les projets majeurs discutés figure la création de la Réserve Naturelle de Corse du Golfe de Porto-Scandola. Ce projet vise à répondre aux exigences de l’UNESCO concernant l'expansion des protections maritimes, la gestion cohérente et le contrôle de la fréquentation. Selon la préfecture, une phase transitoire débutera dès 2026, intégrant des initiatives telles que la formation des professionnels de la mer et un système de réservation par QR code pour les activités nautiques.
À partir de 2027, des mesures plus structuré entreront en vigueur : régulation stricte de la fréquentation, introduction de licences professionnelles et mise en place de quotas quotidiens. Ces initiatives visent également à préserver les secteurs les plus vulnérables, tout en renforçant les contrôles et les limitations de navigation.
Ces efforts s’alignent sur les recommandations de l’Unesco et témoignent d’un engagement fort pour la protection de cet écosystème unique. Selon des experts de l’environnement, il s’agit là d’une étape essentielle pour garantir l’avenir de la réserve et répondre aux préoccupations relatives à sa conservation.







