En septembre 2021, un homme a été victime d'un accident tragique au sein de l'entreprise de production avicole SNV, située à Rives-d’Andaine, dans l'Orne. Le procès qui s'est tenu le 20 janvier 2026 au tribunal judiciaire d'Argentan a mis en lumière des questions cruciales concernant la sécurité au travail et la responsabilité des employeurs dans le secteur avicole.
La dirigeante du site, lors de son intervention, a insisté sur l'importance de la formation des employés : « Quand vous n’êtes pas formé, vous ne touchez pas au produit chimique », a-t-elle affirmé, soulignant les procédures mises en place pour garantir la sécurité des salariés. Cependant, des témoignages d'employés révèlent des insuffisances dans les formations dispensées ainsi que des manquements aux protocoles de sécurité.
D'après un rapport de France Bleu, cet incident n'est pas isolé et met en exergue des préoccupations plus larges concernant la santé et la sécurité dans l'industrie avicole. Les experts interrogés estiment qu’il est impératif que les entreprises du secteur mettent en œuvre des normes de sécurité robustes pour prévenir de futurs accidents.
Le procureur a requis des amendes, marquant une étape cruciale dans ce processus judiciaire. Les employeurs doivent être tenus responsables des conditions de travail, tout en assurant à leurs employés un environnement de travail sécurisé. Le débat sur la sécurité au travail reste d'actualité, et cet incident pourrait inciter à une réforme des réglementations en matière de santé et sécurité dans le secteur industriel.
Alors que l'entreprise SNV envisage de tripler sa production, comme l’annonce Ouest-France, la concertation entre les acteurs de la sécurité est plus que jamais nécessaire pour garantir la santé des travailleurs. Les autres entreprises du secteur devraient tirer des leçons de cette affaire pour éviter que des situations similaires ne se reproduisent.







