Dans un contexte de violence persistante et d'absence de dialogue, des responsables kurdes ont déclaré l'accord établi avec le régime de Damas « obsolète ». Selon Elham Ahmad, une figure de proue du mouvement kurde, la situation actuelle ne permet plus de considérer cet accord comme valable, en raison des attaques continues sur leurs régions.
« Étant donné qu’il n’y a pas de cessez-le-feu en cours et que Damas augmente ses agressions, il est impossible de poursuivre la voie du dialogue », a affirmé Ahmad lors d'une récente conférence virtuelle. L'accord initial visait à intégrer les autorités kurdes dans le cadre des institutions syriennes, mais son échec apparent souligne la fracture croissante entre les deux parties.
Des experts soulignent que cet état des lieux pourrait exacerber le conflit dans la région, d’autant plus que la communauté internationale semble hésitante à intervenir de manière décisive. Le professeur Jean-François Daguzan, spécialiste des questions syriennes, indique que « la dynamique actuelle pourrait ouvrir la voie à une instabilité accrue, et à des conséquences regrettables pour les civils ».
Avec les forces gouvernementales continuant à cibler les zones kurdes, les perceptions de sécurité se détériorent, laissant présager une escalade des tensions. Le besoin d'un dialogue constructif apparaît donc plus crucial que jamais, mais les récentes déclarations de Damas laissent peu d'espoir quant à un retour à la table des négociations.
En somme, alors que les Kurdes se méfient des intentions gouvernementales et estiment que l'accord n'a plus de sens, le spectre d'une intensification des hostilités menace d’assombrir l'horizon déjà troublé de la Syrie.







