Le 20 janvier dernier, Donald Trump a mis la France sous les projecteurs avec des déclarations provocatrices sur le Groenland. "Ils ne vont pas résister longtemps", a-t-il affirmé en évoquant son désir d'annexer cette île, tout en critiquant la position d'Emmanuel Macron. En guise de riposte, il menace de porter à 200 % les droits de douane sur les vins français.
Trump, dans un geste hautement symbolique, a partagé un photomontage où il plante le drapeau américain sur le Groenland, annexe qu'il ambitionne d'obtenir d'ici 2026. "C'est une question de souveraineté. Je ne pense pas qu'ils vont trop résister. Ils ne peuvent pas protéger le Groenland", a-t-il déclaré, révélant une hégémonie à peine voilée.
Cette escalade a choqué les Groenlandais, qui expriment leur mécontentement face à cette déclaration jugée menaçante. "Je vis ici au Groenland et le Groenland n'est pas à vendre", a réagi Hans Zeeb, un habitant local. De son côté, Nina Carlsen a ajouté que "nous vivons ici paisiblement, sans inquiétude".
Dans le même temps, le Danemark, en tant que puissance souveraine sur le Groenland, a renforcé sa présence militaire sur l'île, envoyant de nouveaux soldats pour affirmer son autorité. Une démarche saluée par François Heisbourg, analyste de la défense, qui souligne que "le Groenland est un espace stratégique dont le contrôle est crucial pour les intérêts européens".
Emmanuel Macron, qui a essayé de désamorcer la situation, a envoyé un message à Trump, évoquant une rencontre possible du G7 à Paris : "Mon ami, je ne comprends pas ce que tu fais sur le Groenland". Cette approche amicale contraste avec la fermeté croissante du contexte géopolitique, alors que Trump semble de plus en plus déterminé.
Les tensions se sont accentuées notamment en raison de la proposition de Trump de créer un Conseil de la paix, qui remettrait en question le rôle traditionnel de l'ONU. Comme l'analyse Étienne Leenhardt, "les Européens côtoient un dilemme : jusqu'où doivent-ils céder face à Trump ?" Cette titularisation pourrait ouvrir un débat plus large sur les décisions diplomatiques à prendre face à une administration américaine impétueuse.
En somme, les enjeux autour de la souveraineté du Groenland, couplés aux menaces de sanctions économiques, placent les relations franco-américaines dans un contexte délicat. Les réactions des Européens à cette offensive frontale dictée par la Maison Blanche seront à suivre de près dans les semaines à venir.







