Le 23 octobre dernier, les députés ont voté pour le rétablissement de la "demi-part fiscale des veufs et veuves". Ce dispositif vise à alléger la pression fiscale sur les personnes ayant perdu leur conjoint, en évitant une augmentation brutale de leurs impôts.
Demi-part fiscale des veufs : un soutien essentiel pour les retraités
Porté par le député Daniel Grenon, cet amendement vise à rétablir un avantage fiscal considérablement réduit depuis 2014, période durant laquelle il a été restreint sous la présidence de François Hollande. Auparavant, ce dispositif permettait aux veufs et veuves de bénéficier d'une demi-part fiscale supplémentaire, prévenant ainsi l'augmentation de leurs impôts. Toutefois, aujourd'hui, cet avantage est limité aux conjoints survivants d'anciens combattants ou à ceux ayant été responsables d’un enfant pendant un minimum de cinq ans.
Les propos de Daniel Grenon mettent en avant les effets néfastes de la suppression de cet avantage. « La suppression a particulièrement pénalisé les veufs et veuves aux revenus modestes, qui se sont retrouvés confrontés à des prélèvements supplémentaires comme la CSG et la CRDS sur leurs retraites », a-t-il déclaré, comme le rapporte le média Les Echos.
Un vote favorable, mais des freins financiers
Lors de cette session, 96 députés ont voté en faveur de l'amendement, tandis que 48 se sont opposés et 11 se sont abstenus. Néanmoins, son adoption définitive semble incertaine en raison de son coût estimé à un milliard d'euros, alors que le gouvernement impose des mesures d'austérité. Les réticences exprimées par le rapporteur général du Budget, Charles de Courson, et le ministre chargé du Budget, Laurent Saint-Martin, renforcent cette incertitude. Un recours au 49-3 par le Premier ministre Michel Barnier pourrait également mettre en péril ce projet.







