Dans l'univers diversifié des engrais de jardin, le sang séché émerge comme un fertilisant appelé "coup de fouet", essentiel pour de nombreuses cultures. Explorez ici ses caractéristiques et son utilisation optimale.
Qu'est-ce que le sang séché ?
Le sang séché, également connu sous le nom de sang desséché, est un engrais organique obtenu à partir de sous-produits d'abattoirs. Contrairement aux engrais minéraux et de synthèse, ce fertilisant d'origine animale offre une approche naturelle pour nourrir le sol.
Le processus commence par la collecte du sang d'animaux destinés à la consommation (tel que les volailles, vaches et cochons). Celui-ci est ensuite déshydraté pour le rendre assimilable par les plantes, et il est facilement disponible en jardineries ou en ligne.
Les engrais fournissent directement aux plantes les éléments nutritifs souvent déficients dans le sol. Ils permettent d'éviter les carences, mais nécessitent des apports réguliers, car leurs effets s'estompent avec le temps.
Les atouts du sang séché
- Riche en azote (environ 13% à 14%), le sang séché stimule la croissance des plantes via la photosynthèse. Cet engrais favorise le développement du feuillage et intensifie la couleur verte des plantes. Il contient également du fer, essentiel pour la photosynthèse, ainsi qu'un apport modéré de phosphore, renforçant les racines.
- Une action rapide, visible en quelques jours à un mois.
- Compatible avec l'agriculture biologique, il préserve mieux l'environnement que les engrais chimiques.
- Non brûlant pour les racines, ce qui le rend plus sûr que certains fertilisants minéraux.
- Valorise les déchets de l'industrie agro-alimentaire tout en garantissant la sécurité sanitaire, même en potager.
- Favorise la biodiversité du sol, nourrissant les micro-organismes bénéfiques, ce qui en fait un choix judicieux pour les sols peu fertiles.
Comment appliquer cet engrais ?
Le sang séché se présente sous forme de poudre ou de granulés à appliquer au pied des plantes. Pour une efficacité optimale, il convient de l'incorporer au sol à l'aide d'une fourchette ou d'une fourche.
La période idéale pour son utilisation est au printemps, entre mars et mai, soit lors du réveil des végétaux. Cet engrais est adapté pour toutes les cultures :
- plantes d'intérieur ;
- plantes en pot ;
- arbustes ornementaux ;
- rosiers ;
- légumes-feuilles (salades, épinards…) ;
- herbes aromatiques (basilic, persil…) ;
- pelouse ;
- plantes vivaces ;
- arbres fruitiers ;
- plantes annuelles.
Pour les plantations, un dosage de 50 à 60 g/m² est recommandé, tandis qu'en entretien, cela peut varier entre 50 et 100 g/m² selon les espèces.
Précautions d'utilisation
En raison de son action rapide, le sang séché n'offre pas d'effet durable. L'azote a tendance à s'échapper par ruissellement, ce qui peut contaminer les nappes phréatiques.
Veillez à éviter les excès d'azote, qui compromettent le développement des fleurs et des fruits, favorisant un excès de feuillage au détriment de la floraison. Ce surdosage peut également affaiblir les plantes, les rendant plus vulnérables aux ravageurs.
Un excès d'azote peut contribuer à la pollution, notamment par les nitrates qui contaminent les ressources en eau.
D'autres options d'engrais riches en azote
Il existe aussi d'autres fertilisants naturels, d'origine animale ou végétale, pour enrichir le sol en azote :
- Guano (excréments d'oiseaux marins ou de chauves-souris), riche en nutriments, avec une action rapide.
- Corne broyée, provenant de produits animaux, à libération lente pour une action durable.
- Farine de plume, poudre d’os, fientes de volaille, poudres d’algues marines et certains purins de plantes.
Parmi les amendements enrichis en azote, notons :
- certaines légumineuses comme la phacélie ou le pois, qui enrichissent naturellement le sol ;
- compost ménager, composé de déchets organiques, pour un apport équilibré.







