Le 24 mai 2026, la nuit à Kiev a été marquée par des bombardements d'une intensité inédite, laissant au moins quatre morts et plus d'une centaine de blessés. Ce tragique bilan survient dans le cadre du 1.551e jour de la guerre russo-ukrainienne, initiée par la Russie le 24 février 2022. L'armée ukrainienne a signalé la défense d'environ 55 missiles et 549 drones sur un total d'une attaque massive comprenant 90 missiles et 600 drones.
Le fait du jour
Cette nuit, les forces russes ont utilisé le redoutable missile balistique hypersonique Orechnik, capable de transporter des ogives nucléaires, affectant sur tout des infrastructures essentielles comme des systèmes d'approvisionnement en eau et des zones résidentielles. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ces frappes relèvent d'une escalade de la violence inacceptable où même des écoles ont été touchées.
Un rapport du ministère russe de la Défense évoque l'utilisation de plusieurs missiles, alors que Kiev n'en cite qu'une seule frappée. Moscou prétend frapper uniquement des cibles militaires en réponse aux incursions ukrainiennes sur son sol.
La déclaration du jour
« J'ai passé la plupart de la matinée à avoir la nausée en pensant que si (le missile) était tombé 100 mètres plus loin, je n'aurais plus de mère ni de sœur. Mais je suis très fière de la manière dont nous avons géré la situation. » - Marta Kostyuk
La jeune championne de tennis ukrainienne, Marta Kostyuk, a partagé ses émotions lors d'une conférence de presse à Roland-Garros. Elle a révélé que sa maison familiale a été frappée, laissant beaucoup d'angoisse sur le sort de sa famille.
Le chiffre du jour
3. C'est le nombre d'occurrences où la Russie a utilisé le missile Orechnik depuis le début de l'invasion. Cette escalade intervient après la frappe de drones ukrainiens sur des bâtiments scolaires en territoire occupé.
La tendance du jour
Les leaders européens ont réagi en affirmant que l'emploi du missile Orechnik est le reflet de la « désespérance » russe. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré que le terrorisme contre des civils est un signe de déclin et non de force. D'autres dirigeants, comme Emmanuel Macron et Friedrich Merz, ont exprimé de fortes condamnations envers cette escalade militaire, soulignant la nécessité d'une réponse unie de la communauté internationale.







