À l’approche de la rentrée, certains contribuables s'attendent à des surprises désagréables malgré la mise à jour du barème de l’impôt sur le revenu. Les augmentations de salaires enregistrées en 2024 pourraient effectivement se traduire par une hausse du montant dû au titre du reliquat après le prélèvement à la source.
D’après une note de conjoncture de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée le 18 juin 2025, le rendement de l'impôt sur le revenu devrait connaître une amélioration en 2025. En conséquence, un plus grand nombre de contribuables seront tenus de régler un reliquat d'impôt dès septembre. Cela s'explique par le fait que le taux de prélèvement à la source appliqué aux revenus n’est qu’une estimation, comme le souligne Le Parisien.
Lors de la déclaration de revenus, l’administration fiscale vérifie si les montants déjà acquittés correspondent à ce qui est réellement dû. Pour de nombreux Français, avec environ 18 millions de foyers concernés, l'augmentation des revenus entraîne une imposition finale souvent plus lourde. Il est difficile de chiffrer le nombre de contribuables touchés par cette situation pour le moment.
Impact de la hausse des salaires et des prix
Cette situation délicate s’explique par l’augmentation des salaires. Selon la Dares, le service statistique du ministère du Travail, en 2024, les salaires du secteur privé ont crû en moyenne de 2,8 %, ce qui est plus du double de l'augmentation des prix à la consommation (+1,2 %, hors tabac). Bien que le gouvernement ait ajusté les tranches du barème de l'impôt en tenant compte de l'inflation hors tabac, bon nombre de citoyens ont découvert, au moment de leur déclaration, qu'ils devront débourser davantage à l'automne. En raison d'une progression des salaires supérieure à celle des prix, l'impôt a lui aussi suivi cette tendance.
En 2024, les foyers fiscaux déclaraient leurs revenus de l'année précédente, où les salaires avaient évolué moins rapidement que les prix. À cette époque, environ 16 millions de foyers avaient reçu un remboursement moyen de 908 euros après leur déclaration. Un an plus tôt, ce chiffre était de 15 millions. Ces contextes illustrent des différences significatives par rapport à la situation actuelle.







