Une récente étude parue dans la revue scientifique Neuroscience met en lumière l'impact négatif du sucre et des graisses sur notre cerveau. Selon les recherches menées sur des souris, ces substances pourraient réduire les fonctions cognitives et l'adaptabilité.
Le sucre et les graisses, déjà pointés du doigt pour leur contribution à l'obésité et aux maladies chroniques comme le diabète, semblent également jouer un rôle clé dans le déclin cognitif. L'équipe de l'Ohio State University a observé les effets d'une alimentation riche en sucres et graisses sur des souris pendant quatre semaines. Les résultats ont été comparés aux performances d'un groupe témoin nourri de manière équilibrée.
L'impact sur la fonction cognitive
Les chercheurs ont découvert que le régime alimentaire influençait significativement le cerveau des souris. Un excès de sucre et de graisses perturbe l'apprentissage et la mémoire à court et moyen terme. Kathy Magnusson, professeur en sciences biomédicales et co-auteur de l'étude, précise que « la flore intestinale pourrait interagir avec le cerveau humain ». En effet, certaines bactéries de notre intestin libéreraient des composés influençant les neurotransmetteurs, ce qui peut affecter divers aspects de notre fonctionnement biologique. Bien que la nature de ces messages reste floue, leur existence a été documentée.
Une diminution de l'adaptabilité
L'étude révèle également que ces effets sont particulièrement néfastes pour l'adaptabilité cognitive. Kathy Magnusson illustre ce concept en évoquant la difficulté de changer d'itinéraire lorsque la route habituelle est bloquée. Une bonne adaptabilité cognitive est essentielle pour surmonter des obstacles et s'ajuster à de nouvelles situations. Les souris âgées ont subi ces impacts de façon plus prononcée, ne parvenant pas à résister aux influences délétères de leur flore intestinale sur le cerveau.







