Principe et fonctionnement
Le « permis à 1 euro par jour » est un prêt à taux zéro soutenu par l'État, conçu pour faciliter l'accès à la formation au permis de conduire (permis B pour la voiture ou permis A pour la moto) pour les jeunes. L'idée est simple : convertir le coût de la formation en mensualités fixes, généralement de 30 € par mois, soit l'équivalent d'un euro par jour.
Le montant du prêt varie en général entre 600 € et 1 200 €, selon le devis de l'auto‑école et les besoins de l'élève. La banque verse directement les fonds à l'établissement de formation si la demande est acceptée. Les intérêts ne sont pas facturés au bénéficiaire puisque l'État prend en charge ce coût, ce qui rend le crédit effectivement sans frais supplémentaires pour l'emprunteur.
Qui peut en bénéficier et quelles démarches ?
Ce dispositif s'adresse aux jeunes âgés de 15 à 25 ans, sans condition de ressources : l'aide est ouverte indépendamment des revenus du candidat ou de sa famille. Pour les mineurs inscrits en conduite accompagnée, ce sont les parents qui contractent le prêt en leur nom.
- Le candidat majeur doit se présenter à l'établissement financier et fournir les pièces demandées ; selon la situation, trois issues sont possibles :
- fournir un justificatif de revenus suffisants pour rembourser 30 € par mois,
- constituer une caution ou garantie,
- recourir au co‑emprunt avec un tiers (parent, proche) pour renforcer le dossier.
Avant toute démarche, l'élève doit demander un devis détaillé et un contrat de formation auprès d'une auto‑école partenaire. Une fois le contrat signé, la banque examine le dossier et, si elle l'approuve, règle l'auto‑école directement.
Choisir une auto‑école et points de vigilance
Pour bénéficier du prêt, il est impératif d'être inscrit dans une auto‑école conventionnée avec le dispositif. Ces établissements sont répertoriés par les préfectures ou les fédérations professionnelles ; environ 3 350 structures proposent ce dispositif. Demandez systématiquement :
- un devis exhaustif précisant le nombre d'heures incluses et le coût des éventuelles heures supplémentaires,
- les conditions de remboursement et la procédure en cas d'échec à l'examen (repassage, heures complémentaires).
Attention : le prêt maximal (1 200 €) ne couvre pas toujours la totalité des dépenses, notamment si l'élève a besoin d'heures de conduite supplémentaires ou d'accompagnements spécifiques. Prévoyez donc un budget complémentaire ou vérifiez les offres promotionnelles et packs pédagogiques des auto‑écoles.
Ce dispositif reste une aide financière concrète pour alléger l'effort initial des familles et faciliter l'autonomie des jeunes. Pour plus d'informations et une liste d'auto‑écoles partenaires, consultez les ressources officielles de la sécurité routière ou les sites des préfectures.







