Chaque année, les propriétaires et locataires s'attaquent à diverses tâches d’entretien de leur logement, incluant la vérification de la chaudière et le nettoyage des conduits d’aération. Parmi ces tâches, le ramonage des cheminées ou des poêles fait également partie des obligations des occupants. Avec l’augmentation des coûts de l’énergie et la baisse du pouvoir d’achat, de nombreux ménages envisagent des solutions pour réduire leurs dépenses. Mais peut-on vraiment procéder soi-même au ramonage de sa cheminée ? Cet article fait le point sur les obligations et les risques associés.
Les obligations légales liées au ramonage
En France, le ramonage de cheminée ou de poêle est imposé par la loi. D'après le Code général des collectivités territoriales, article L2213-26, il doit être effectué au moins une fois par an. Depuis octobre 2023, cette obligation a été renforcée par un décret dans le Code de santé publique. Cela concerne principalement les installations fonctionnant au bois, charbon ou fioul. Certaines municipalités peuvent demander jusqu'à deux ramonages par an, surtout durant la saison de chauffe.
L'attestation de ramonage est essentielle pour les assureurs, en cas de sinistre, car elle démontre que toutes les précautions ont été prises pour assurer la sécurité des occupants. Ainsi, tant les propriétaires que les locataires sont responsables de cette tâche, qui doit être inscrite parmi les charges locatives du contrat de bail. Le non-respect de cette obligation peut entraîner une amende allant jusqu'à 450 €.
Les raisons de ramoner régulièrement
Le ramonage est une nécessité pour plusieurs raisons :
- Prévention des incendies : Le ramonage élimine les dépôts de suie et de goudron accumulés dans les conduits, réduisant ainsi le risque d'inflammation.
- Prévention des intoxications au monoxyde de carbone : Des conduits dégagés permettent une évacuation efficace des gaz, y compris le CO, qui est inodore et incolore.
- Amélioration de l'efficacité énergétique : Un conduit propre favorise un meilleur tirage et diminue la consommation de combustible, conduisant à une facture énergétique réduite.
- Maintenance préventive : Un ramonage permet de détecter d'éventuels problèmes dans le conduit, garantissant un fonctionnement optimal de l'appareil de chauffage.
Peut-on ramoner soi-même ? Les risques à considérer
Il est techniquement possible de ramoner soi-même sa cheminée grâce à des kits disponibles dans les magasins de bricolage, comprenant un hérisson et des cannes à assembler. Toutefois, la loi stipule que seul un ramoneur professionnel agréé peut délivrer un certificat de ramonage, clé pour attester de la conformité aux normes de sécurité et indispensable pour la couverture d’assurance en cas d'incendie.
En économisant sur le coût d'un ramoneur professionnel, les occupants pourraient faire face à des conséquences graves. En effet, un incendie sans certificat de ramonage pourrait engendrer des milliers d'euros de réparations non couverts par les assurances.
Coût du ramonage : variations et conseils pratiques
Le tarif d'un ramonage peut varier en fonction de plusieurs critères :
- La localisation géographique
- L’état des conduits
- La longueur et la configuration des conduits
- L’accessibilité de la cheminée
- La hauteur de la sortie de toit
- Le type de combustible utilisé
Les prix oscillent entre 60 et 100 € pour un ramonage mécanique, qui est la méthode standard utilisée par les professionnels. Le ramonage chimique, qui coûte entre 20 et 50 €, peut être effectué comme complément, mais n'est pas un substitut au ramonage mécanique.
Pour obtenir le meilleur rapport qualité-prix, il est conseillé de solliciter plusieurs devis auprès de ramoneurs locaux et de comparer leurs prestations. Vérifiez également si certains de ces coûts peuvent être pris en charge par votre assurance habitation.







