Une déclaration d’amour ou un remède contre la morosité, la soupe apporte du réconfort. Julien Ponceblanc, dans son Journal d’un amoureux des soupes, partage son amour pour ces plats réconfortants.
Pour Julien Ponceblanc, la soupe n'est pas qu'un simple plat : c'est une véritable saga. Diplômé de l'ESSEC, il a fondé Greenshoot, une marque de potages frais. Dans son livre Journal d'un amoureux des soupes, il tisse des récits de vie autour de chaque recette. Plutôt que de rédiger un énième manuel de cuisine, il relie chaque mets à une saison ou une expérience personnelle. "Je voulais partager des fragments de vie, tout en mettant en lumière la richesse du potage, capable de variants infinies selon nos états d'âme", explique-t-il.
Des recettes pour chaque émotion
Julien Ponceblanc propose des soupes adaptées à toutes les situations de la vie. Une forte gueule de bois, par exemple, l'amène à créer la soupe « Lendemain de fête », un mélange de chou-fleur, coco, cajou et curcuma, un recours aussi bien pour les lendemains difficiles que les journées ordinaires. Sa « Soupe de rupture amoureuse », un gaspacho à la rhubarbe et aux framboises, témoigne de ses émotions passées.
Une communion avec le lecteur
"Je souhaite établir un lien authentique avec mes lecteurs", souligne-t-il. La soupe « Soir de déclaration d’impôt », alliée de radis roses et coriandre, est le reflet de cette volonté de partager des moments touchants et plein d'humour. Les créations de Ponceblanc, comme la soupe « Ronald », réinventent des classiques tout en offrant un équilibre agréable, prouvant que la cuisine peut être ludique et savoureuse.
Au-delà du simple plat, il veut démontrer que la soupe est accessible et peut être un terrain d'expression personnelle. "La soupe, c'est modeste et simple. Contrairement à d'autres plats de la cuisine française, elle n'a pas de règles strictes", confie-t-il. Son livre offre ainsi une véritable grammaire culinaire, permettant à chacun de personnaliser ses recettes.
À travers son œuvre, Ponceblanc évoque ses racines familiales, soulignant l'importance des ingrédients naturels et de saison dans sa cuisine. Il adapte ses recettes tout en respectant ses valeurs, bannissant les produits transformés, tout en se permettant quelques délicatesses lactées, car, après tout, même la soupe la plus riche n’égale pas une part de tiramisu !
(1) Journal d'un amoureux des soupes, de Julien Ponceblanc, Éditions de La Martinière, 160 p., 19,90 €.







