EXCLUSIF. Olivier, un homme de 34 ans, a choisi de mettre fin à ses jours en détention provisoire à la maison d'arrêt de Montauban (Tarn-et-Garonne) le 17 février 2026. Il était incarcéré depuis seulement quatre jours, soupçonné de violences réciproques envers son ancienne compagne et de harcèlement.
Prévu pour comparaître devant le tribunal de la cité d’Ingres le 3 avril 2026, Olivier n’aura jamais cette chance. Malgré l’intervention des pompiers et des médecins, son décès a été constaté sur les lieux, laissant derrière lui une famille en deuil.
"Tu es la personne la plus importante avec notre fils"
Sa compagne, Janik, a contacté La Dépêche pour exprimer sa douleur et expliquer les circonstances tragiques de cette perte. Bien qu'Olivier n'ait pas laissé de lettre explicative dans sa cellule, il avait écrit à ses proches, révélant des sentiments profonds et sa détresse. "Je sais que je vais bientôt partir et que je ne reviendrai jamais", écrivait-il, reconnaissant la valeur de sa famille malgré ses actes de violence.
Janik, dont la peine est palpable, a déposé plainte pour ces violences. "Je l’ai quitté parce que je ne pouvais plus supporter ses abus", confie-t-elle, les larmes aux yeux. "C’était un homme de cœur, mais l'alcool et un passé très difficile l’ont rongé. Les derniers incidents ont été insupportables, et j’ai dû chercher de l’aide."
Elle poursuit, déplorant son incarcération : "Il aurait dû être hospitalisé plutôt qu’en prison. Il ne supportait pas la détention et avait exprimé des idées suicidaires auparavant. Cette fois, il a franchi le pas."
"Je sais qu’un jour, nous serons de nouveau réunis"
Dans sa lettre, Olivier partage ses sentiments sur les difficultés liées à sa séparation et exprime son dévouement envers Janik et leur fils. Des mots d’amour qui deviennent tragiques à la lumière des événements ultérieurs. "Je sais qu’un jour, nous serons de nouveau réunis", signe-t-il, avec un cœur transpercé d’une flèche.
Janik espère maintenant trouver la paix au travers de cette lettre, déclarant : "Je ne veux pas qu’on dise que c’est ma faute. J’aimerais pouvoir lui dire un dernier adieu."
Leur fils a été placé suite à ces violences, et avec une conviction ferme, elle désire le récupérer pour l'élever dans un environnement sain. "C’est pour lui que je fais cela. Je souhaite lui donner l'amour dont il a besoin", conclut Janik.
Sur le plan judiciaire, une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Montauban pour éclaircir les circonstances ayant précédé ce drame. Des témoignages, y compris ceux de codétenus, devraient être recueillis, bien que les doutes sur la nature suicidaire de l’acte s’estompent peu à peu. La cérémonie d’incinération d’Olivier est prévue le mardi 3 mars au crématorium de Montauban.







