Dans une initiative visant à renforcer la transparence dans le domaine alimentaire, l'association de défense des consommateurs UFC-Que choisir a récemment réalisé un test sur 300 produits courants, mettant en lumière l'importance d'un étiquetage nutritionnel simplifié et coloré.
Cette étude intervient dans le cadre du projet de Loi de Santé publique qui envisage un étiquetage nutritionnel simplifié, bien que les modalités précises restent à définir. L'objectif est de vérifier l'efficacité du système proposé par le Professeur Serge Hercberg, inscrit dans la Stratégie Nationale de Santé.
Des résultats édifiants sur l'étiquetage coloré
Les résultats de l'enquête sont particulièrement révélateurs. Le modèle d'étiquetage coloré, qui classe les aliments de A à E avec un code couleur allant du vert au rouge, offre aux consommateurs la possibilité de faire des choix éclairés concernant leur alimentation. Un produit noté A et coloré en vert indique une faible teneur en graisses, calories, sel et sucre, tandis qu'un produit noté E, affiché en rouge, alerte sur des caractéristiques moins bénéfiques pour la santé.
Un manuel visuel contre le marketing trompeur
Selon UFC-Que choisir, cet étiquetage constitue un véritable outil informatif et éducatif, permettant de mieux évaluer la diversité des options disponibles en grande surface. Cet indicateur s'oppose aux pratiques de marketing alimentaire parfois trompeuses. Par exemple, des produits prétendument « allégés » en sel ou en sucre pourraient recevoir des étiquettes orange ou rouge, alors qu'on aurait pu s'attendre à des pastilles vertes, renforçant ainsi la nécessité d'une transparence optimale.
Les céréalessouvent présentées comme saines pourraient également être recalibrées par cet étiquetage, recevant une évaluation plus juste et conforme à leur réelle valeur nutritive.
Face à ces résultats, l'association appelle les Parlementaires à intégrer ce dispositif dans la Loi de Santé publique, en soulignant les bénéfices indéniables qu'il apporte aux consommateurs.







