La Corse a une large participation à ces élections cruciales, avec 77,5 % des 360 communes ayant déjà élu leur maire. Les résultats du premier tour montrent une forte prédominance des maires sortants, comme le maire d'Ajaccio, Stéphane Sbraggia, qui a recueilli 37,84 % des voix, devançant le nationaliste Jean-Paul Carrolaggi et le candidat allié du Rassemblement national, François Filoni, avec respectivement 26,73 % et 18,65 % des suffrages.
Deux listes, celle du jeune autonomiste Pascal Zagnoli et celle de l’union de la gauche, ne se sont pas qualifiées pour le second tour, ayant obtenu moins de 9 % des votes. En 2020, Laurent Marcangeli, élu de longue date, avait été remplacé par Sbraggia en tant que maire d’Ajaccio après son élection en tant que député.
Gilles Simeoni triomphe à Bastia
À Bastia, Gilles Simeoni, ancien maire et actuel président du conseil exécutif, a remporté 35,3 % des voix dans une élection où sept listes étaient en lice. Son principal challenger, Julien Morganti, se positionne avec 25,5 %, suivi de Nicolas Battini, candidat du RN, à 16,7 %. L’élection montre une fragmentation de l’électorat, et plusieurs coalitions se dessinent pour le second tour.
Un premier tour révélateur
Ce premier tour a vu une dynamique particulière, avec 77,5 % des communes de Corse faisant face à une seule liste. De nombreux maires, tels que Jean-Christophe Angelini de Porto-Vecchio avec 50,6 % des voix, ont été réélus dès le premier tour. À Calvi, Ange Santini a obtenu 54,7 % alors que Jean-Charles Orsucci de Bonifacio a été réélu sans adversaire direct.
Cependant, la soirée électorale à Aleria a été marquée par un incident préoccupant : un véhicule appartenant au candidat Dominique Luciani a été touché par des tirs. Bien qu'aucun blessé ne soit à déplorer, la gendarmerie a dû intervenir pour sécuriser les lieux. Le procureur de Bastia n’a pas pu être joint pour commenter la situation. Des sources de la localité affirment que cet événement pourrait avoir des ramifications sur le climat politique local. Les électeurs s’inquiètent de cette escalation de tensions, qui contraste avec la participation civique au scrutin.







