Les blattes, également connues sous les noms de cafards, cancrelats, ravets aux Antilles ou coquerelles au Québec, appartiennent à l'ordre des blattoptères (Blattodea). Ces insectes sont présents sur notre planète depuis plus de 350 millions d'années, comme en attestent les fossiles retrouvés.
Les blattes préfèrent les climats chauds et humides, ce qui explique la prédominance des plus de 4500 espèces dans les zones tropicales. En France, seules quelques-unes sont classées comme nuisibles, principalement celles que l'on peut rencontrer dans nos appartements, notamment dans nos cuisines. Les espèces présentes dans nos jardins n'ont quant à elles pas d'impact négatif.
Fiche d'identité des blattes
Parmi les blattes domestiques, on retrouve la blatte germanique (Blattella germanica) et la blatte des meubles (Supella supellectilium), qui mesurent environ 1 cm à l'âge adulte. En revanche, la blatte orientale (Blatta orientalis) atteint plus de 2 cm et la blatte américaine (Periplaneta americana) dépasse les 3 cm.
Les blattes affichent une coloration variée, allant du jaune au brun et même au noir. Dotées de longues antennes délicates, elles possèdent des yeux à facettes et des pièces buccales spécialisées. Bien qu'elles aient deux paires d'ailes, elles volent rarement, préférant se déplacer rapidement grâce à leurs pattes épineuses. Leur corps plat et allongé leur permet de se glisser dans les moindres fissures. À l'extrémité de leur corps, elles possèdent des organes sensoriels.
La reproduction des blattes commence avec la libération de phéromones par les femelles pour attirer les mâles. Après l'accouplement, la femelle pond une ou plusieurs oothèques contenant entre 15 et 30 œufs. Selon l'espèce, les œufs peuvent prendre plusieurs semaines à éclore, et les jeunes blattes ressemblent déjà beaucoup aux adultes, bien qu'elles soient plus petites.
Les blattes sont des insectes nocturnes qui fuient la lumière. Elles se regroupent souvent en grand nombre, mais leur comportement n'est pas social. Elles sont principalement attirées par la chaleur des habitations, se trouvant tant dans les immeubles anciens que dans les maisons individuelles. La densité de population urbaine semble leur offrir un environnement propice.
La cuisine est l'endroit de prédilection pour les blattes, en particulier sous l'évier, où chaleur, humidité et obscurité se retrouvent. Elles aiment également se réfugier près des poubelles, des vides-ordures ou derrière les appareils électroménagers. D'autres zones comme les salles de bains, les buanderies et les garages peuvent également abriter des colonies de blattes.
Les blattes sont omnivores, se nourrissant aussi bien d'aliments sucrés et humides que d'excréments, de papier ou de cuir. En l'absence de nourriture, elles ont la capacité de survivre plusieurs semaines.
Dangers liés aux blattes
Les blattes laissent derrière elles des excréments qui émettent une odeur désagréable et peuvent contaminer les aliments avec des bactéries, entraînant des risques pour la santé, notamment des allergies respiratoires.
Comment maîtriser la prolifération des blattes ?
La prévention est clé : il est essentiel de maintenir une zone propre, en évitant de laisser de la nourriture à l'air libre et en bouchant les fissures et autres potentiels points d'entrée. Pour ceux vivant en immeuble, il est crucial que l'ensemble du bâtiment soit traité pour éviter le retour des blattes.
Dans une maison individuelle, si des blattes sont aperçues, des solutions naturelles comme l'huile essentielle de lavande, de menthe poivrée, ou même des pelures d'agrumes peuvent agir comme répulsifs. La vaporisation d'eau savonneuse peut également s'avérer efficace. Les appâts et insecticides à base de Fipronil et d'acide borique peuvent être utilisés, mais attention, ils présentent des risques pour les enfants et les animaux domestiques.
Pour des conseils précis, il est conseillé de contacter le service d'hygiène de votre mairie, qui pourra vous orienter et vous aider à éradiquer ces nuisibles ainsi que leurs œufs.







