Quatre jours après son défaite amère à Lyon, Jean-Michel Aulas pourrait jouer un rôle clé à la métropole. Devenu conseiller municipal d'opposition suite à cet échec, il se prépare à avancer dans les coulisses du Grand Lyon, où l'union de la droite et du centre a remporté 92 des 150 sièges, selon BFM Lyon.
Au lendemain de ce scrutin, l'ancien président de l'Olympique Lyonnais avait pris ses électeurs à témoin, les rassurant sur son désir de continuer à s'impliquer :
"Je ne lâcherai rien. Je compte plus que jamais jouer pleinement mon rôle à la métropole, car c’est à cette échelle que se décidera l’avenir de Lyon et des 57 communes qui composent notre territoire."
Dans un contexte où, contrairement à d'autres métropoles françaises, le président de la métropole de Lyon ne peut être maire, Aulas pourrait envisager de se présenter à la place de Véronique Sarselli, actuelle maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon, avec qui il formait un ticket lors de cette campagne face au duo écolo Grégory Doucet-Bruno Bernard.

Contexte et enjeux
Aulas a axé sa campagne sur des problématiques métropolitaines telles que son projet de "méga-tunnel", l'attractivité économique, ou encore le logement. Son entourage affirme qu'il n'a pas l'intention d'éclipser Sarselli, puisque cela nuirait à son image.
"Ce serait désastreux pour son image de virer la femme qu'il a mise là."
En effet, Sarselli a confirmé sur BFM Lyon que sa défaite ne changeait rien à leur accord de gouvernance. Elle lui a proposé de devenir son premier vice-président, une offre qu'il a acceptée.
La situation politique à Lyon est marquée par des tensions internes au sein de Les Républicains, où Sarselli a dû se battre pour sa candidature. La fédération LR du Rhône a choisi de tenir une primaire pour désigner son chef de file, un choix qui a été finalement en faveur de Sarselli.
Un équilibre à trouver
Le contexte politique est inédit avec une métropole dirigée par la droite, tandis que la ville de Lyon reste sous l'égide des écologistes. Des observateurs comme Christophe Parnet, chercheur à Sciences Po Lyon, soulignent que cela sera un test pour la métropole dans sa capacité à mener une politique autonome de la ville.
Sarselli semble confiante quant à son élection à la tête de la métropole, affirmant que son équipe détient une majorité significative.
Avec des négociations en cours pour l'attribution de postes clés, notamment les vice-présidences, l'avenir de la métropole pourrait bien passer par ce duo Aulas-Sarselli, qui pourrait redéfinir le paysage politique lyonnais.







