Ce mercredi 25 mars, les six représentants corses - quatre députés et deux sénateurs - sont conviés à Paris par la ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la préparation de l'examen du projet de loi constitutionnelle visant l'autonomie de la Corse, prévu pour être débattu au Sénat à la fin du mois de mai.
Après plusieurs mois de silence, ce rendez-vous marque une nouvelle étape dans le long processus d'autonomie de l'île. Le texte, adopté en conseil des ministres en juillet 2025, a pour ambition de reconnaître un statut d'autonomie au sein de la République française, comme l'ont rapporté plusieurs médias locaux, dont Le Monde et France Info. Il prévoit d'intégrer dans la Constitution un cadre permettant à la collectivité de Corse de s'adapter aux spécificités locales à travers la reconnaissance d'une "communauté insulaire, historique, linguistique et culturelle". Ce pouvoir normatif délégué demeurera étroitement encadré par les institutions républicaines.
Avant d'entrer en vigueur, cette réforme constitutionnelle devra suivre un parcours législatif rigoureux, devant être adoptée dans des termes identiques par l'Assemblée nationale et le Sénat, puis validée au Congrès. L'organisation de cette réunion dans la capitale revêt donc une importance cruciale, à l'heure où s'intensifient les discussions sur l'avenir politique de la Corse, un sujet qui fait l'objet d'intenses attentes depuis plusieurs années, selon les experts enso-politique.
Les parlementaires corses apparaissent décidés à faire entendre leur voix lors de ces négociations décisives, anticipant un débat qui pourrait transformer significativement l'avenir institutionnel de leur territoire. Ce projet, qui fait déjà couler beaucoup d'encre, pourrait également relancer le dialogue sur des enjeux régionaux plus larges au sein de la République.







