La candidate Les Républicains pour la mairie de Paris, Rachida Dati, n'a pas retenu ses critiques à l'encontre de Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizons/Renaissance, suite à son retrait de leur liste commune. Dans un entretien accordé au Figaro, elle a évoqué une "trahison" manifeste et la division persistante au sein de la droite.
Dati, qui a perdu cette élection, a dénoncé en des termes très clairs la décision de Bournazel de se retirer après avoir annoncé la fusion de leurs listes peu après le premier tour. Selon les résultats, Dati avait obtenu 25,46 % des voix, tandis que la liste de Bournazel n'en avait remporté que 11,34 %. "C'est une basse manœuvre. Se désister sur un commun accord sans en informer personne est profondément irresponsable", a-t-elle déclaré, soulignant que seul son équipe avait été informée quelques minutes avant son intervention sur France 2.
Une division mortifère
Rachida Dati a également critiqué le climat de division au sein de la droite, qualifiant cette situation d'"aberrante". Dans le même entretien, elle a insisté sur la nécessité d'une politique engagée, se référant à l'importance de maintenir ses engagements. "Ne pas tenir ses promesses n'est pas digne d'un politique", a-t-elle ajouté.
Pour l'ancienne ministre de la Culture, ces tensions internes ont clairement pesé sur le résultat final de l'élection. Elle a indiqué que cela avait eu un coût considérable pour les candidats présents sur sa liste, affaiblissant ainsi la position de la droite à Paris.
Un moment difficile à surmonter
Rachida Dati, récemment réélue comme maire du 7e arrondissement, a qualifié son échec à la mairie de Paris d'"épreuve difficile". Elle a reconnu que le paysage électoral parisien penchait majoritairement vers la gauche, soulignant la division géographique entre l'est et l'ouest de la ville. "L'abstention a affecté les résultats, mais la sociologie de la ville joue un rôle crucial", a-t-elle ajouté.
Elle a également pointé du doigt Gabriel Attal, le leader de Renaissance, ayant choisi de soutenir Bournazel au premier tour. "Sa décision a aggravé la division. Cela a été un coup dur pour toute tentative d'unification des forces de droite", a-t-elle déclaré. Dati a également réfuté les rumeurs concernant sa nomination à la présidence du château de Versailles, évoquées par Le Canard Enchaîné.
Les tensions au sein de la droite parisienne soulèvent des questions cruciales sur l'avenir politique de cette formation à Paris et sur sa capacité à rivaliser face à la gauche majoritaire.







