À quelques jours de l'installation des conseils municipaux, la Corse se tourne désormais vers ses 19 intercommunalités, où la tension monte. Si la plupart des alliances passées semblent se maintenir, certaines pourraient connaître des bouleversements notables.
Dans les intercommunalités de Bastia et du pays ajaccien, la stabilité semble être au rendez-vous. Les présidents sortants, Louis Pozzo di Borgo et Stéphane Sbraggia, devraient être réélus sans difficulté, tout comme Jean-Christophe Angelini en Sud Corse, qui bénéficie du soutien solide de Bonifacio. Le scénario est similaire en centre Corse, où Philippe Sindali s'apprête à renouveler son mandat, tout comme Lionel Mortini en Balagne, et Francis Giudici dans le Fium'Orbu Castellu, avec une domination indiscutée. Les sages paroles du maire de Bastia, qui évoque un « équilibre fragile mais essentiel », résument bien la situation actuelle.
L’effet papillon
Parfois, un simple changement au niveau communal peut avoir des répercussions significatives à l’échelle intercommunale. Prenons l'exemple de la Spelunca Liamone, où le changement de maire à Cargèse pourrait mettre en péril la position de François Colonna à Vico face à Jean-Toussaint Poli, un candidat redoutable soutenu par des acteurs locaux influents. Une dynamique similaire se dessine dans l'Oriente, où Jean-Claude Franceschi, l'actuel maire d'Aleria, doit affronter Antony Alessandrini d'Antisanti, qui bénéficie de l'appui de Séverin Medori à Linguizzetta, ce qui pourrait déterminer l'issue du vote dans les villages voisins.
En Alta Rocca, les nouvelles têtes des frères Bartoli à Zonza et Conca pourraient également avantager Pierre Marcellesi face au statu quo. Dans le Sartenais-Valinco-Taravu, tout reste à jouer après l'élection de Paul-Félix Benedetti.
L’influence de la politique régionale
Dans le Nebbiu Conca D'oru, les nouvelles alliances politiques, comme celles entre Femu a Corsica et Core in Fronte, pourraient donner une impulsion à des candidatures telles que Juliette Ponzevera ou au maire d'Oletta, Jean-Pierre Leccia. Pendant ce temps, Claudy Olmeta, le maire de Saint-Florent, ne se représentera pas, ouvrant la voie à de nouvelles dynamiques politiques.
Une influence régionale se fait aussi sentir dans la triangulaire annoncée de l'intercommunalité de Pasquale Paoli, où la nouvelle maire de Morosaglia, Maria Guidicelli, semble désireuse de rassembler les forces face au sortant François Sargentini, qui refuse de céder facilement son siège. Le maire de Castirla, Jacques Tomasini, aura également son mot à dire dans cette élection. En effet, l'échelon régional n'est jamais très loin du local et pourrait bien influencer l'issue de ces joutes électorales finales.







