Depuis son lancement, Mythos est présenté comme l'outil incontournable dans le domaine de la cybersécurité, suscitant à la fois l'admiration et l'appréhension des entreprises et gouvernements. La dernière nation à se pencher sur ce modèle est l'Australie, qui a engagé un partenariat avec Anthropic pour faire face aux potentielles vulnérabilités de ses infrastructures critiques, rapportent nos confrères de Reuters.
Mythos se distingue par sa capacité à déceler des failles dans des logiciels renommés. Actuellement en version bêta pour des partenaires tels que Apple, Microsoft, et JPMorgan Chase, ce modèle a déjà identifié des milliers de bugs dans les systèmes d'exploitation et navigateurs les plus utilisés, annoncent les responsables d'Anthropic.
Selon Tony Burke, porte-parole du ministre de l'Intérieur, "la sécurité des infrastructures essentielles est une priorité. Collaborer avec des innovateurs comme Anthropic nous aide à anticiper les futurs défis en matière de cybersécurité".
Un accès bientôt étendu
Cette coopération vise à fournir aux développeurs des outils performants pour créer des logiciels plus robustes. En Australie, l'initiative a déjà suscité l'intérêt de la Reserve Bank et de la New Zealand Central Bank, qui évaluent également les applications de Mythos.
Pour le moment, seulement une quarantaine d'organisations ont accès à ce modèle. Cependant, Anthropic prévoit d’étendre cette accès aux banques européennes et britanniques dans les semaines à venir, d'après Reuters. Ce déploiement se fera avec précaution pour s'assurer de la sécurité des opérations, répondant ainsi aux préoccupations des régulateurs européens qui ont exprimé des réserves sur la rapidité de cette avancée.
"Nous avons besoin d’une meilleure compréhension des risques associés à cet outil. D'où notre contact avec Anthropic", a déclaré Thomas Regnier, représentant de l'UE pour les questions numériques.
Une inquiétude résonne également au Royaume-Uni, notamment après que Mythos a réussi à 73 % un test de cybersécurité que d'autres modèles n'avaient pas réussi, comme l'indiquent des analyses récentes. Du côté américain, la situation est tout aussi complexe. Alors que le gouvernement Trump a sabré l'utilisation de Mythos, le président a cherché à calmer les tensions avec Anthropic, reflétant l'importance stratégique que représente cet outil pour la sécurité nationale.
Des agences comme la National Security Agency (NSA) exploitent déjà Mythos, malgré les restrictions. En revanche, des organismes comme la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) n'ont pas encore pu bénéficier de ses avancées, une situation qui complique leur rôle de lutte contre les cybermenaces, comme l'affirme Axios.







