Les deux propositions de reprise d'Enerflux ne garantissent la réintégration que de 110 des 180 employés. La CGT tire la sonnette d'alarme.
Au début du mois, Jean-Christophe Abgrall, directeur du site Enerflux à Blois, avait accueilli avec soulagement la candidature de deux repreneurs. Malgré ce sentiment mitigé, il évitait de clamer victoire trop tôt. Alors que le tribunal des affaires économiques de Lyon se prépare à examiner les candidatures le 5 mai, la CGT-Enerflux a publié un communiqué qui adopte un ton résolument alarmant.
Rejet de l'offre ICM Technologie
Concernant ICM Technologie, qui a présenté son projet aux élus du CSE le 21 avril, le jugement est sans appel : c'est un non. Le syndicat critique « l'attitude arrogante » de son président et déplore « l'absence de vision industrielle claire et le manque de garanties concernant la pérennité des activités, en plus d'une restructuration jugée insuffisante ». Ce projet ne prévoit que la réintégration de 93 salariés sur 180, ce qui est qualifié de « projet socialement destructeur aux conséquences humaines et économiques dévastatrices » par la CGT.
Des espoirs avec Sirius Space
Pour ce qui est de l'offre de Sirius Space, le syndicat note que la présentation s'est déroulée « dans un esprit plus constructif ». La CGT souligne des « perspectives stratégiques et ambitieuses de diversification tant à court qu'à moyen terme ». Cependant, la réintégration maximale de 110 employés n'est pas suffisante. « Des dizaines d'emplois restent en danger. Les projections pour 2028, qui laissent espérer 165 postes, ne sauraient dissimuler le lourd impact immédiat des suppressions d'emplois », alerte le syndicat.
Dans les deux cas, la CGT évoque « une casse sociale massive », appelant les pouvoirs publics à « agir rapidement et efficacement pour garantir des projets de reprise conformes aux enjeux, conditionnant leur soutien à des engagements fermes sur le maintien des emplois ».







