Avec un retard d'un an et un surcoût de 21 millions de dollars, le gigantesque éco-pont, situé aux abords de Los Angeles, en Californie, ouvrira ses portes le 2 décembre. C'est ce qu'a annoncé la National Wildlife Federation. Ce projet, baptisé au nom de la philanthrope Wallis Annenberg, a suscité des controverses, notamment de la part de conservateurs qui le qualifient de dépense inutile.
Le pont, qui s'étend au-dessus de l'autoroute 101, reliera les zones protégées des monts Santa Monica et de la Sierra Madre. Conçu pour permettre un passage sécurisé aux animaux sauvages, il aidera notamment à protéger la population de pumas, qui est particulièrement menacée. Selon Andy Blue du Ramona Wildlife Center, "un à deux pumas sont heurtés par des voitures chaque semaine en Californie".

Déjà, certaines espèces commencent à s'approprier les lieux. Beth Pratt, directrice régionale pour la Californie à la Fédération nationale de la faune sauvage, a déclaré à KNX News Radio qu'elle a pu recenser plusieurs espèces de papillons et observé huit espèces d'oiseaux dans le voisinage. Cela témoigne de l'attractivité du nouvel écosystème.
Des critiques persistantes
Malgré l'excitation autour de l'ouverture prochaine de cet éco-pont, des critiques persistent. Sean Duffy, ancien secrétaire aux Transports sous l'administration Trump, avait qualifié le projet de "pont qui mène nulle part". La période de construction a été marquée par des retards en raison de conditions climatiques atypiques, notamment des pluies abondantes en 2023 et 2024, impactant ainsi le calendrier initial.
Les défis financiers du projet, dont le coût initial était estimé à 93 millions de dollars, atteignant finalement 114 millions de dollars, reflètent une tendance observée dans d'autres projets de construction post-COVID. Comme l'indique Beth Pratt dans ses déclarations au Guardian, la montée de l'inflation a également pesé sur les coûts.







