Des affrontements intenses se poursuivent à Kidal, dans le nord du Mali, où les rebelles touaregs, soutenus par des jihadistes, affrontent l'armée malienne, appuyée par des mercenaires russes. Le FLA, groupe séparatiste revendiquant le territoire de l'Azawad, a déclaré samedi dernier avoir pris le contrôle de la ville.
Le 25 avril, ces combats ont repris, lançant une nouvelle phase de violence dans cette zone volatile. Selon des sources locales, la rébellion touareg, associée au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), a intensifié ses attaques, touchant plusieurs localités gérées par la junte au pouvoir.
L'analyste politique Amadou Diallo souligne que ce regain de tensions est symptomatique d'un conflit non résolu qui perdure depuis des années. "La situation à Kidal est le reflet d’un mécontentement plus large et d'une lutte pour l'identité et l’autonomie", explique-t-il.
Ces événements soulignent également les défis auxquels est confronté le gouvernement malien, pris entre l'explosion de la violence interne et la nécessité d'une réponse militaire extérieure. De leur côté, des experts de Franceinfo mettent en garde contre une escalade potentiellement incontrôlable et interrogent l’efficacité de la présence militaire russe dans la région.







