La société Mercialys attend avec impatience la décision imminente du tribunal administratif de Poitiers au sujet de l'ouverture de nouvelles enseignes dans sa galerie, qui a perdu de son attractivité suite à la fermeture de l'hypermarché Casino en septembre 2024.
Stéphane Girard, directeur des opérations et des relations extérieures chez Mercialys, exprime son regret d'avoir été contraint de recourir à la voie judiciaire pour faire avancer le projet. Il reste perplexe face à l'attitude de la préfecture des Deux-Sèvres ainsi qu'aux positions prises par Jérôme Baloge, le président de la communauté d'agglomération.
Un processus bloqué par des décisions administratives
Les obstacles se sont multipliés ces dernières semaines. Le 23 mars, une commission de sécurité devait se prononcer sur l'ouverture d'une nouvelle enseigne, Normal, mais a été annulée par le préfet deux jours avant. Face à ce blocage, Mercialys a décidé de porter l'affaire devant le tribunal administratif, qui a finalement donné son feu vert le 21 avril.
Cependant, un nouvel obstacle s'est dressé. Un arrêté du préfet, daté du 1er avril, a suspendu l'examen de l'autorisation d'exploitation de Normal et d'une seconde enseigne, New Yorker, prévue pour ouvrir prochainement. Cet arrêté a suscité une nouvelle incompréhension de la part de Stéphane Girard, qui fait remarquer que ces enseignes avaient déjà reçu l'autorisation requise, la réglementation stipulant que cette dernière persiste jusqu'à trois ans après la fermeture d'un magasin.
Le maire de Niort, Jérôme Baloge, a également pris position, affirmant que ces projets allaient à l'encontre des objectifs de revitalisation commerciale du territoire. Selon lui, ces démarches risquent d'affaiblir l'attractivité des centres-villes.
Des conséquences économiques néfastes
Mercialys se tourne à nouveau vers le tribunal administratif pour faire annuler l'arrêté préfectoral. La décision est attendue cette semaine. Pour Stéphane Girard, l'impossibilité d'ouvrir ces nouvelles enseignes entraîne de lourdes pertes. L'ouverture de Normal, initialement prévue le 26 mars, a été repoussée, entraînant des licenciements et des pertes financières conséquentes.
Il souligne également que ces complications envoyent un mauvais signal aux enseignes souhaitant s'installer dans la galerie, ce qui pourrait avoir des répercussions plus larges sur l'économie locale. Des ouvertures prévues dans un avenir proche, comme celles de New Yorker et de Lidl, pourraient également être menacées.
« L'impact de ces retards est considérable, non seulement pour notre galerie, mais pour l'ensemble de la communauté », plaide-t-il. Girard insiste sur le fait que la concurrence ne vient pas de l'interaction entre le centre-ville de Niort et la galerie de Chauray, mais plutôt d'autres zones commerciales et du commerce en ligne.







