La compagnie aérienne Transavia, spécialisée dans les vols à bas prix et faisant partie du groupe Air France-KLM, a annoncé l'annulation de certains vols programmés pour les mois de mai et de juin 2026. Un porte-parole a confirmé que ces annulations concernent moins de 2 % de leur programme de vols, précisant que les passagers sont informés par SMS ou e-mail.
Les annulations sont principalement dues à l'augmentation des prix du kérosène provoquée par des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Dans un communiqué, Transavia a expliqué que la guerre en cours depuis fin février a des répercussions directes sur les coûts du carburant d'aviation, ce qui les contraint à adapter leur programme de vols. Le média RMC a également rapporté cette situation critique.
Les voyageurs dont les vols sont annulés auront la possibilité de choisir entre un report sans frais, un avoir ou un remboursement complet de leur billet. La compagnie s'engage à proposer une solution de report dans les 24 heures pour la majorité des cas concernés.
Le détroit d’Ormuz bloque l’approvisionnement
En temps normal, l'Europe dépend de l'importation de près de la moitié de son kérosène provenant des pays du Golfe. Cependant, depuis le début du conflit, le détroit stratégique d'Ormuz, par où circule environ 20 % de la production mondiale d'hydrocarbures, est perturbé par des tensions entre les États-Unis et l'Iran. Le commissaire européen Dan Jorgensen a mis en garde contre un risque imminent de crise d'approvisionnement, ce qui pourrait se traduire par des billets d'avion plus chers et davantage d'annulations cet été.
Comme d'autres compagnies aériennes, Transavia a réagi à la flambée des prix en augmentant ses tarifs, de l'ordre de 10 euros en moyenne par aller-retour, comme l'a rapporté Le Parisien. De son côté, l'IATA a appelé les autorités régulatrices à coordonner leurs efforts pour éviter un éventuel rationnement de kérosène, particulièrement en Europe, où la situation reste précaire.
Toutefois, le gouvernement français a déclaré, par l'intermédiaire de Maud Bregeon, qu'il n'y avait pas de difficultés d'approvisionnement en kérosène mais que des stocks pouvaient être libérés si nécessaire, en cas de problème de volume. Les passagers sont donc invités à suivre l'évolution de la situation et à se préparer à d'éventuels changements dans leurs projets de voyage.







