Selon les déclarations de Stellantis, Leapmotor pourrait produire le modèle B10 dans l'usine de Saragosse, tandis qu'un SUV portant l'emblématique marque Opel pourrait aussi naître de cette collaboration. Un ou plusieurs véhicules de Leapmotor seraient également fabriqués dans l'usine de Madrid, qui serait transférée à la coentreprise créée par Stellantis et Leapmotor, comme mentionné dans un communiqué officiel.
Cette initiative marque un tournant majeur pour les marques automobiles chinoises en Europe. En effet, celles-ci sont en pleine expansion, bénéficiant d'avancées technologiques que les constructeurs européens cherchent à rattraper. Des marques comme BYD, Geely, Leapmotor et autres ont ensemble réalisé 9 % des ventes automobiles en Europe en mars, une augmentation notable par rapport aux années précédentes, passant même à 14 % pour les voitures électriques, selon les experts de Dataforce.
L'impact économique et l'évolution des frontières
Ce bouleversement du marché a lieu dans un contexte où les constructeurs européens se retrouvent face à une baisse des ventes, enregistrant une chute de 25 % depuis 2019. Parallèlement, l'UE vise à ce que 90 % des voitures vendues soient électriques d'ici 2035, une politique qui semble jouer en faveur des fabricants chinois, qui dominent déjà le secteur.
La nécessité d'exporter vers l'Europe pousse ces entreprises à produire sur place afin d'échapper aux taxes douanières prévues en 2024 sur les voitures électriques importées. En effet, d'autres marques telles que BYD et XPeng commencent également à établir des usines en Europe pour maximiser leur efficacité. Des rumeurs circulent même sur des discussions entre Stellantis et Hongqi, un constructeur de luxe chinois, pour assembler leurs véhicules en Espagne, renforçant le paysage industriel de la région, selon des informations relayées par Reuters.







