La Cour d'appel du tribunal correctionnel de Bastia a statué ce mercredi sur l'affaire de Stéphane Vannucci, adjoint au maire d'Ajaccio, confirmant presque l'intégralité de la peine prononcée en première instance pour recel de détournement de fonds publics à l'hôpital de Castelluccio. Son avocat, Me Pierre-Laurent Audisio, a immédiatement annoncé son intention de contester cette décision devant la Cour de cassation.
Reconnu coupable de détournement de fonds publics, Stéphane Vannucci est accusé d'avoir multiplié les absences à son poste d'aide-soignant sans que cela n'ait d'impact sur sa rémunération. La peine confirmée l’oblige à purger deux ans de prison avec sursis, à faire face à cinq ans d'inéligibilité et à la confiscation de sa voiture, une Audi Q3. Toutefois, les amendes initialement prévues ont été réduites de 28.800 euros à 10.000 euros, et l'interdiction d'exercer une fonction commerciale ou de gérer une entreprise n’a pas été maintenue.
Pourvoi en cassation suspensif
À la suite de ce verdict, Me Audisio a exprimé à RCFM son mécontentement, qualifiant la décision d'« extrême sévère » et insistant sur un manque de proportionnalité. « Cette affaire présente de nombreuses failles ; plusieurs témoignages confirment que M. Vannucci était bien à son poste, tout en admettant que le logiciel en place avait des défaillances, ce qui a pu induire en erreur sur ses absences », a-t-il ajouté.
Il a également précisé que ce pourvoi en cassation serait suspensif, expliquant qu'il serait incohérent d'ordonner l'exécution provisoire de cette décision, compte tenu de l’ancienneté des faits. « Des arguments juridiques solides seront avancés lors de ce recours », a-t-il promis.







