L'association Victimes et Citoyens présente, ce mardi 12 mai 2026, le "Code de la Sortie de Route", un guide pratique de 60 pages destiné à aider les usagers de la route confrontés à un accident. Catherine Delaire, une Montpelliéraine, a accepté de partager son récit touchant suite au décès de son mari, Eric, survenu le 29 juin 2000.
À l'époque, Catherine et Eric, âgés de 34 et 35 ans, étaient parents de deux jeunes enfants. Leur vie bascule lorsque, alors qu'Eric se rend à son travail à Montpellier, il est tragiquement impliqué dans un accident sur l'A9. "Deux voitures se sont percutées et, en voulant aider, il a été percuté par un autre véhicule", se souvient Catherine avec émotion. Malheureusement, Eric décède sur le coup.
Face à cette tragédie, Catherine se retrouve livrée à elle-même. "Je me suis sentie abandonnée, perdue sur le plan administratif et émotionnel", confie-t-elle. Après la perte de son mari, l'infirmière libérale décide de suspendre sa carrière pour se consacrer à l'éducation de ses enfants, soutenue par sa famille et ses amis. Elle n'oublie pas l'aide précieuse que lui ont apportée les collègues d’Eric lors de la construction de leur maison.
Un flyer m’a sauvée
Catapultée dans un univers où les procédures administratives se succédaient sans relâche, Catherine a compris l'importance d'un accompagnement adapté. Le Code de la Sortie de Route vise à fournir des informations essentielles aux victimes d'accidents. "Ce guide est crucial pour aider les conducteurs avant qu'un événement tragique ne survienne", analyse-t-elle. Elle raconte également qu'un simple flyer remis par un gendarme lui a permis de trouver des ressources d'aide aux victimes.
Un guide pratique après un accident
Ce guide, mis en œuvre par l'association Victimes et Citoyens, s'adresse à tous les usagers de la route. Il comprend des conseils sur les interactions avec les autorités, les droits des victimes, et les étapes à suivre après un accident. L'association souligne : "Nous souhaitons que tout le monde ait accès à des informations claires et précises pour traverser cette épreuve." Un test en ligne permet également d'évaluer sa connaissance des démarches à suivre.
La mort de mon mari ne rentrait pas dans les cases de l’assurance
Catherine exprime son indignation face aux pratiques des compagnies d'assurance : "Le plus affligeant est de se heurter à des discours qui ne prennent pas en compte la réalité de la situation. On m'a même dit qu’un piéton sur l’autoroute, ça n’existe pas", témoigne-t-elle avec amertume.
Elle en appelle à la solidarité des victimes et rappelle l'importance de se concentrer sur la reconstruction personnelle et le bien-être des enfants. "Il est vital d’accepter qu’on a des droits pour avancer et continuer à vivre, malgré tout."







