Nikolaï Mladenov, représentant clé pour Gaza au sein du "Conseil de la paix", a souligné mercredi l'ampleur des dégâts dans l'enclave palestinienne, où plus de 92% des logements ont été touchés. Selon lui, il faudra "une génération" pour mener à bien la reconstruction. Lors d'une allocution devant l'Association de la presse étrangère à Jérusalem, Mladenov a mis en lumière les dizaines de millions de tonnes de gravats à déblayer et a évoqué le sort tragique de plus d'un million de personnes nécessitant un abri permanent, ainsi qu'un accès essentiel à l'eau et à l'assainissement.
Des experts et des militants de la région partagent cette inquiétude. Le père Gabriel Romanelli, curé de l’enclave, a alerté sur la situation actuelle, affirmant que "l'aide humanitaire qui arrive n'est pas suffisante". Alors que les besoins fondamentaux ne sont pas couverts, des voix s'élèvent pour appeler à une mobilisation internationale accrue, afin de garantir non seulement la reconstruction des infrastructures, mais aussi la dignité et le bien-être des habitants de Gaza.
Le défi est immense, non seulement pour le gouvernement, mais aussi pour les organisations humanitaires qui peinent à répondre à l'ampleur de la crise. Avec la reconstruction se pose également la question de la paix à long terme ; sans une approche durable et collaborative, l'avenir de Gaza reste incertain. Selon plusieurs analystes, il est crucial d'établir un dialogue inclusif qui prenne en compte les voix de toutes les parties afin de poser les bases d'une paix durable, comme indiqué par Franceinfo dans ses récentes couvertures de la situation en [Gaza](https://www.franceinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/a-gaza-l-aide-humanitaire-qui-arrive-n-est-pas-suffisante-temoigne-le-pere-gabriel-romanelli_7995689.).







