Ce vendredi 8 mai, Statistiques Canada a révélé une augmentation du taux de chômage à 6,9 %, un chiffre alarmant qui rappelle les difficultés économiques persistantes. Cette hausse s'explique par un contexte d’incertitudes internationales et des tensions commerciales avec les États-Unis.
Avec 112 000 postes supprimés depuis le début de l'année, le Canada observe sa plus forte baisse d'emplois depuis plusieurs années, selon les données officielles. Les pertes ont principalement touché les secteurs du transport, des loisirs et de la construction. Le Québec, par exemple, a vu disparaître 43 000 emplois en avril, ce qui a entraîné une escalade du taux de chômage à 6,2 % dans la province.
Les perspectives économiques sont loin d'être optimistes
La banque canadienne TD met en lumière les incertitudes qui planent sur l'économie : "les perspectives économiques sont loin d'être optimistes et le ralentissement du marché du travail reflète une économie qui peine à retrouver son élan". Parmi les facteurs aggravants, les tensions commerciales avec Washington commencent à jouer un rôle critique, comme l'indique des négociations difficiles pour le renouvellement de l'accord de libre-échange nord-américain (ACEUM).
En outre, les experts estiment que les droits de douane américains pourraient forcer d'autres entreprises à fermer. Malgré l'annonce du gouvernement fédéral d'un soutien supplémentaire de 1,5 milliard de dollars canadiens pour les petites et moyennes entreprises, la situation reste tendue. La banque Desjardins souligne que l'augmentation des coûts de l'énergie, notamment à travers le blocage du détroit d'Ormuz, pourrait rendre les entreprises encore plus réticentes à embaucher.







