Le printemps 2026 aurait dû marquer une reprise massive des transactions immobilières après un rebond l'année précédente. Cependant, la tension provoquée par les conflits au Moyen-Orient, débuté en février, a perturbé cet élan économique. Malgré cela, les établissements bancaires continuent de proposer des crédits attractifs, même si les taux d'intérêt s'orientent à la hausse.
Selon les nouvelles données de la plateforme immobilière Bien Ici, en collaboration avec BFM Business, certaines villes montrent un regain d'intérêt pour l'immobilier ancien avec une hausse des prix, tandis que d'autres constatent une stagnation, voire une diminution. Cela indique que la correction amorcée lors de la crise de 2022-2023 est encore en cours.
Des marchés dynamiques à Paris et Marseille
La dynamique du marché immobilier parisien reste forte, avec une augmentation de 0,9 % des prix entre mars et avril 2026, et de 1,5 % sur un an. Les annonces immobilières ont également bondi de 9,7 % dans la capitale, comme l'indique la plateforme.
"Le marché parisien est unique, avec une forte demande et une offre stable, entraînant une hausse constante des prix", déclare Régis Sébille, expert en analyses immobilières.
Actuellement, le prix moyen du mètre carré à Paris varie entre 8.783 euros dans le 19e arrondissement et 19.944 euros dans le 6e, qui est en tête des prix immobiliers français.
À Marseille, les prix des appartements de trois pièces sont passés à 248.000 euros en avril 2026. Le groupe SeLoger rapporte une augmentation de 0,9 % des prix sur la période de janvier à avril.
Nice se réajuste
A Nice, les prix avaient initialement résisté à la baisse lors de la crise, mais selon SeLoger, la ville a enregistré une diminution de 0,8 % des prix entre janvier et avril 2026. "Cet ajustement est bien tardif", précise SeLoger, car les prix n'avaient pas baissé avec la remontée des taux en 2022.
Les prix remontent à Lyon et Nantes
D'autres villes comme Lyon et Nantes commencent à observer une hausse des prix, bien que celles-ci ne soient pas encore revenues aux niveaux d'avant la crise. Nantes, par exemple, a vu une légère hausse de 0,1 % en mars 2026, bien que son prix moyen à 3.894 euros soit en baisse de 5 % par rapport à l'année précédente.
Bordeaux et Angers poursuivent à la baisse
Les villes de Bordeaux et Angers continuent à subir une correction des prix, avec une baisse de 2,9 % depuis le début de l'année, selon SeLoger. Cette phase de baisse saisonnière, absente en 2025, se manifeste dans un contexte de taux d'intérêt plus élevés que l'année précédente.
Ainsi, le printemps 2026 révèle un tableau contrasté sur le marché immobilier français, où chaque ville évolue selon ses propres dynamique et contexte économique.







