L'intersyndicale STC CGT organise une assemblée générale ce mardi pour discuter des prochaines étapes du mouvement social qui affecte la Direction régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) en Corse. Leurs préoccupations viennent d'un entretien frustrant avec le préfet, qui a laissé les élus sur leur faim face à des accusations de management toxique et de harcèlement au sein de l'institution.
La mobilisation a débuté le 6 mai, devant la préfecture de Corse, avec pour objectif d'alerter sur un "climat préoccupant" et le "manque de réponses satisfaisantes de la hiérarchie". Selon les représentants, ces signaux d'alarme avaient déjà été portés à l'attention de la préfecture dès le 9 février. "Des comportements inappropriés et des situations de harcèlement ont été signalés en 2025, pourtant aucune mesure n’a été prise depuis plus d’un an", souligne Nathalie Chevroton, élue CGT à la DREETS.
Un management sous tension
Les causes de l'intensification du mouvement incluent des accusations d'un management qualifié de toxique, comme l’a rapporté une inspectrice santé-sécurité en 2025. Les élus de l'intersyndicale rappellent que le préfet a promis une "audite flash" par un cabinet externe, mais qui ne sera pas mise en œuvre avant la nomination d'un nouveau directeur régional prévue pour l'automne, une situation jugée insupportable par les agents mobilisés.
De plus, des inquiétudes émergent concernant la nomination imminente d'un nouveau directeur régional délégué. L'intersyndicale évoque des "risques psychosociaux extrêmes" et cite des articles parus dans Ouest France, qui documentent des cas de harcèlement moral au sein de l'Inspection du travail de l'Orne. Ces récits, qui font état de "management autoritaire et d'absence totale d'écoute", suscitent de vives inquiétudes parmi les agents. D'ailleurs, l'un des employés a décidé d'intenter une action en justice pour harcèlement, ce qui complexifie encore la situation.
Les élus face à un mur
La problématique est exacerbée par la mutation en Corse d'un directeur de la DDETSPP de l'Orne, actuellement visé par des accusations de diffamation suite à des révélations de la presse. Le préfet, selon les élus, oppose une "fin de non-recevoir" à leurs inquiétudes : "Nous ne pouvons pas nous baser sur des articles de presse, nous devons faire notre propre avis", a-t-il déclaré, frustrant davantage les représentants qui réclament des mesures urgentes.
Alors que l'assemblée générale se prépare à décider des actions à mener, la tension reste palpable au sein de la DREETS, et les enjeux s'élargissent. La situation est à prendre au sérieux : les employés appellent à des changements immédiats pour garantir un environnement de travail sain et respectueux.







