Depuis l'enlèvement de Nicolas Maduro, les relations entre le Venezuela et les États-Unis se sont sensiblement améliorées. Au premier trimestre de l'année, les échanges commerciaux ont augmenté de 23%, ce qui témoigne d'une normalisation des relations entre les deux pays.
Selon un rapport de la Chambre de commerce et d'industrie vénézuélo-américaine (Venamcham), ces échanges ont atteint environ 3,3 milliards de dollars, contre 2,7 milliards de dollars pour la même période en 2025.
Les données de la Commission américaine du commerce international (USITC) montrent que les exportations du Venezuela vers les États-Unis ont totalisé 1,875 milliard de dollars, dont 97% proviennent du secteur pétrolier, représentant 1,810 milliard de dollars.
En dehors du pétrole, le café se distingue comme la principale exportation non pétrolière du Venezuela vers les États-Unis, tandis que ce dernier exporte vers le pays sud-américain des céréales, des équipements électriques et des aliments pour animaux.
Une économie locale de plus en plus américanisée
Cette entente économique bénéficie de l'arrivée au pouvoir de Delcy Rodriguez, suite à la capture de Nicolas Maduro, l'ancien président, encore détenu sur le sol américain. Son administration a introduit des lois favorisant l'ouverture des secteurs pétroliers et miniers au capital privé, incitant ainsi les investisseurs étrangers, en particulier américains, à s'engager.
Parallèlement, les États-Unis, désireux d'accéder aux gisements de pétrole du Venezuela, lèvent progressivement les sanctions sur l'industrie de Caracas. Des avancées qui ont permis à plusieurs compagnies pétrolières, telles que Chevron, de redynamiser leurs relations avec le pays au cours des derniers mois.
Sous pression, Delcy Rodriguez pourrait être amenée à envisager dollariser le pays. Le bolivar, la monnaie locale, a considérablement perdu de sa valeur récemment, et une partie des Vénézuéliens commence déjà à se munir de dollars pour leurs achats importants.







