Une heure de grève symbolique a eu lieu hier matin à France 3 Corse Via Stella, tant à Ajaccio qu'à Bastia, sans affecter les programmes en cours. Le Syndicat des Travailleurs Corses (STC) met en avant des coupes budgétaires préoccupantes, tandis que la direction assure que les ressources nécessaires seront maintenues pour la rentrée.
Lors d'une intervention devant les locaux du média à Ajaccio, le syndicat a décrit une situation « particulièrement préoccupante » pour l'avenir de Via Stella. Joseph Truddaiu, délégué syndical, a déclaré : « Le mois dernier, nous avons appris qu'un budget de 1,2 million d’euros allait être réduit. » Le STC s'inquiète également d'une chute des recettes publicitaires, soulignant les implications sur la production locale.
Une autre source de tension est le retour à France Télévisions de 542 000 euros non utilisés sur le budget 2025. Cette somme, selon le STC, pourrait soutenir la création audiovisuelle sur le territoire, ainsi que préserver les emplois.
Selon Truddaiu, les équipes travaillent déjà dans un contexte de ressources limitées, alertant que de nouvelles coupes pourraient accroître la pression sur le personnel tout en nuisant à la qualité de l'antenne. Les taux de rediffusion s'élèvent à près de 60 %, ce qui pousse le syndicat à demander des actions concrètes pour réduire ce chiffre.
La direction reconnaît les inquiétudes mais appelle à l'attente des résultats
Sylvie Acquaviva, directrice territoriale de France 3 Corse Via Stella, a répondu à ces préoccupations en offrant une note d'espoir. Elle a déclaré : « Je comprends parfaitement les craintes des équipes. Ce sont des interrogations légitimes dans un cadre de réduction des moyens, mais cette situation n’est pas propre à la Corse ; elle est le résultat d’un effort général au sein de France Télévisions. »
Elle a aussi affirmé que, malgré les ajustements budgétaires, la chaîne conserve des capacités de production essentielles. « France 3 Corse Via Stella bénéficie d'un statut de chaîne de plein exercice, nous avons les moyens de travailler et de soutenir notre activité », a-t-elle rassuré.
Alors que le syndicat redoute un déclin de la production locale, la direction préconise la patience, laissant entendre que ce sera aux téléspectateurs de juger. « Ce sera au public de se faire une idée avec une offre éditoriale renouvelée à la rentrée. »
Pour l’instant, cette grève symbolique révèle malgré tout un climat d’inquiétude palpable au sein de la chaîne, alors que les équipes se tournent désormais vers les décideurs politiques corses, attendant davantage de précisions sur les programmes à venir.







